L'Oréal, un tournant africain

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Dans l'un des laboratoires de recherche del'Oréal, en Afrique du Sud.
Dans l'un des laboratoires de recherche del'Oréal, en Afrique du Sud.

Le leader des cosmétiques est aimanté par l’Afrique où il a connu sa plus forte croissance en 2015. Il vient de transférer son centre de recherche sur les cheveux africains et les peaux noires à Johannesburg.

Signe de l’intérêt croissant de L’Oréal pour le continent africain, le groupe français a transféré à Johannesburg (Afrique du Sud) son centre de recherche et développement (R&D) spécialisé dans les cheveux africains et les peaux noires, précédemment basé à Clark dans le New Jersey (Etats-Unis). Installé aux côtés d’autres multinationales, dans un parc sécurisé où les paons se promènent sur le gazon, le centre a officiellement démarré ses activités depuis trois mois et l’équipe actuelle, de dix-neuf chercheurs, doit être étoffée rapidement. Toutes les données du laboratoire de Clark ont été transférées et certains ingénieurs américains sont venus prêter main-forte, pour quelque temps, à la nouvelle équipe.

Dans le puzzle planétaire, le continent noir devient un marché prometteur. Si l’Afrique et le Moyen-Orient ne représentent aujourd’hui que 3 % des ventes du numéro un mondial des cosmétiques, c’est la partie du monde où sa croissance a été la plus forte en 2015 (+ 12 %). Et L’Oréal, qui y progresse deux fois et demie plus vite que le marché, cherche clairement à y rattraper Unilever et Procter & Gamble.

« L’objectif est d’avoir une écoute plus fine de tous les consommateurs d’Afrique sub-saharienne pour conquérir ce marché », affirme Myriam Touré, responsable des marques africaines de L’Oréal. « Développer des produits spécifiques pour chaque classe sociale, travailler sur les nouvelles tendances de beauté, trouver des formules efficaces », ajoute Alice Laurent Lesaffr...

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