L'Oréal ralentit fortement la cadence au troisième trimestre

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L'ORÉAL RALENTIT FORTEMENT LA CADENCE
L'ORÉAL RALENTIT FORTEMENT LA CADENCE

PARIS (Reuters) - L'Oréal a fortement ralenti la cadence au troisième trimestre et fait nettement moins bien qu'attendu, plombé par une baisse des ventes de sa division de produits grand public en Europe de l'Ouest et par la faible dynamique de cette division aux Etats-Unis.

Le numéro un mondial des cosmétiques a vu sa croissance organique tomber à 2,3% (contre +3,6% attendus par les analystes), son plus bas niveau depuis la récession de 2009, après une progression de 3,8% au premier semestre.

Les ventes de la division grand public (L'Oréal Paris, Garnier, Maybelline) sont passées dans le rouge (-0,4%), touchées par le marasme européen et de mauvaises conditions météo.

Les produits de luxe (Lancôme, Saint Laurent ou Armani) ont quant à eux nettement ralenti (+4,9% après +7,5%), tandis que la cosmétique dite "active" vendue en parapharmacie et en pharmacie (La Roche Posay, Vichy) a encore brillé, accélérant le pas et grimpant de 11,3%.

Jean-Paul Agon, PDG de L'Oréal, dans un communiqué, dit anticiper une accélération de la croissance au quatrième trimestre et, pour 2014, une surperformance "sans doute légère" par rapport au marché mondial des cosmétiques.

Début septembre, le groupe avait révisé en baisse sa prévision de croissance du marché, tablant sur une progression comprise entre 3% et 3,5% au lieu des 3,5%-4,0% attendus précédemment, pour cause de ralentissement des marchés de grande consommation aux Etats-Unis, en Europe de l'Ouest et en Chine.

Le groupe dit également attendre une amélioration de sa rentabilité en 2014 et une hausse du bénéfice net par action liée notamment à l'impact relutif de sa transaction avec Nestlé.

Par zone géographique, les ventes ont reculé de 0,4% en Europe de l'Ouest, elles ont été faibles (+0,8%) aux Etats-Unis et ont encore ralenti dans les pays émergents (+5,8%), touchées par une forte décélération en Asie-Pacifique (+3,4% après +6,6% au premier semestre).

Le groupe a accéléré la cadence en Amérique latine (+10,0%), malgré le ralentissement de l'économie brésilienne, et s'est maintenu en Europe de l'Est (+5,9%) en dépit de la crise en Russie.

Les ventes du groupe ont totalisé 5,39 milliards d'euros, signant une hausse de 2% à taux de change courants.

(Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez)

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