L'Oréal: peut être considérée comme une valeur défensive.

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(CercleFinance.com) - Terrible début d'année pour l'indice CAC 40, désormais en baisse de 13% depuis le dernier réveillon, voilà à peine plus d'un mois. Dans un contexte marqué par des craintes sur la croissance et l'aversion au risque, les investisseurs boursiers peuvent être tentés de se reporter sur les valeurs défensives. Quelques pistes de réflexion.

Le ralentissement asiatique, et notamment celui de la Chine, a lourdement pesé l'année dernière sur le secteur du luxe. On notera cependant que parmi les composantes du CAC 40, le géant du luxe LVMH est le seul à s'afficher en hausse depuis fin 2015 (+ 2,6%). Le groupe a en effet agréablement surpris en se payant le luxe d'une croissance organique de 5% au 4e trimestre (T4), soit à peine moins que sur l'ensemble de l'année (+ 6%). Et ce en dépit des vents contraires conjoncturels de la fin de l'année dernière et des conséquences sur le tourisme des attentats qui ont ensanglanté Paris, le 13 novembre dernier. On notera aussi qu'en Chine continentale, et à la différence de Hong Kong et de Macao, les ventes du secteur dans son ensemble semblent s'améliorer.

Ce qui inspire à Société Générale, à l'achat sur la valeur, le commentaire suivant : au T4, la croissance organique de LVMH a dépassé celle du secteur (comprise entre 3 et 4%), et cette tendance devrait se rééditer en 2016. Eléments explicatifs : la diversité des gammes de produits proposés par LVMH (joaillerie, maroquinerie, spiritueux, parfums, cosmétiques...). Mais aussi 'une présence étendue dans le segment du luxe d'entrée de gamme qui est selon nous à présent le segment le plus dynamique', indique une note. Objectif de cours de SG : 177 euros.

Autre valeur particulièrement résistante : Vinci. Prudent, le groupe table cette année sur une stabilité organique de son activité majoritaire en CA, le BTP. Du côté des rentables concessions, le trafic autoroutier devrait se tasser mais les effets tarifaires parviendront selon la direction à compenser. Et surtout, au-delà des autoroutes, Vinci profite de sa nouvelle exposition aux concessions aéroportuaires, qui en quelque sorte constituent un puissant relais de croissance.

Chez UBS, à l'achat sur le titre, on souligne que le groupe est centré sur l'Europe, où la reprise se confirme. En outre, l'orientation des profits paraît positive, d'autant que le BTP pourrait finir par repartir de l'avant, et que les aéroports portent désormais la branche Concessions. Leur cible : 68 euros.

Dernière valeur que l'ont peut éventuellement considérer : L'Oréal, dont les comptes 2015 sont attendus au soir du 11 février. Le leader mondial des cosmétiques est traditionnellement classé parmi les valeurs défensives en raison de son exposition à la consommation. Mais le groupe est aussi présent dans le segment du luxe.

Ses dernières publications n'ont pas emballé les investisseurs, inquiets du ralentissement de la croissance, des émergents, etc. Reste que L'Oréal est une valeur de grande qualité d'ailleurs distinguée ce matin par Natixis, qui est repassé de 'neutre' à l'achat en portant sa cible de 161 à 170 euros. Selon les spécialistes, 'le 'derating' récent a ramené le PER relatif à un plus bas sur 15 ans', phénomène inouï dans le secteur. Natixis table enfin sur un 4e trimestre de meilleure qualité.

EG


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