L'orage gronde sur la nouvelle mosquée du XVIIIe arrondissement de Paris

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Les responsables musulmans censés cogérer les lieux n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord après deux mois de négociations.

«Si ça continue, je ramène mes fidèles rue Myrha, je suis las de me battre contre des moulins à vent.» Mohamed Salah Hamza, le recteur de la mosquée Khaled Ibn al-Walid, perd espoir de ficeler un accord avec Moussa Diakité (son homologue de la mosquée El Fath, rue Polonceau) pour l'administration commune du lieu de culte musulman établi depuis le 16 septembre dans une ancienne caserne, boulevard Ney (XVIIIe).

Ouvert afin de désengorger les mosquées de la Goutte-d'Or et mettre un terme aux prières de rue, l'endroit attire les foules et a accueilli 10.000 croyants, dimanche, pour l'Aïd-el-Kébir. Un succès sur lequel planent de lourds nuages. «Diakité est fuyant, je veux l'avoir en face de moi pour discuter, mais il ne prend pas ses responsabilités, accuse cheikh Hamza. On m'a refilé le bébé, mais je ne peux pas le gérer avec nos amis africains, les divergences sont trop importantes.»

Le dernier organigramme envisagé propose un conseil d'administration réparti

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