L'or pourrait souffrir d'une nouvelle hausse du dollar

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La hausse des taux d'intérêt américains prévue l'année prochaine devrait inciter les investisseurs à privilégier des actifs plus rémunérateurs que l'or.

Depuis deux ans, l'or pâlit. Pour la première fois depuis 1998, le métal précieux a enchaîné deux années de baisse. L'or, qui avait chuté de 28 % en 2013, a encore cédé 1,5 % en 2014. L'once a terminé l'année à 1 184 dollars malgré un rebond de près de 6 % en décembre. «En fin d'année, la demande pour l'or physique a augmenté en Chine et en Inde, principaux consommateurs d'or au monde, ce qui a soutenu les cours», explique Emmanuel Painchault, gérant de fonds chez Edmond de Rothschild Asset Management.

En revanche, les investisseurs qui avaient massivement cédé leurs fonds investis dans de l'or physique (au travers d'ETF) en 2013 ont continué, dans une moindre mesure, à se délester de cet actif. D'autant que l'or a perdu de son attrait depuis que les prix à la consommation baissent, notamment sous l'effet de la chute des cours du pétrole. Le métal précieux est une valeur refuge contre l'inflation, il n'est pas une «arme» antidéflation...

De plus, l'envolée du dollar est traditionnellement peu favorable au métal précieux. Celle-ci devrait se poursuivre et 2015 ne s'annonce donc pas sous les meilleurs auspices pour le métal précieux. D'autant que la hausse des taux d'intérêt américains prévue l'année prochaine devrait inciter les investisseurs à privilégier des actifs plus rémunérateurs que l'or et servant des revenus.

«2014 a été une année de transition et 2015 devrait être une année de consolidation», estime Emmanuel Painchault. Pour Goldman Sachs, le cours de l'once pourrait tomber à 1 050 dollars dans un an, la Société générale table même sur des cours de 950 dollars au quatrième trimestre 2015. Très loin des 1 923,70 l'once touchés en septembre 2011.

Diversification de portefeuille

Pour certains experts, les tensions géopolitiques pourraient toutefois mettre l'or en avant de la scène cette année.

Les épargnants ont-ils encore intérêt à détenir de l'or dans leurs portefeuilles? «Le métal précieux peut être une source de diversification. Mais il ne doit pas représenter plus de 2 % à 5 % de son portefeuille», avance Pierre Sabatier, stratège chez PrimeView. Ce dernier préconise d'investir de préférence dans des pièces d'or.

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