L'or noir, inattendu allié vert

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Une raffinerie Shell à Singapour, le 30 janvier 2016.
Une raffinerie Shell à Singapour, le 30 janvier 2016.

A moins de 100 dollars le baril, il n’est pas rentable pour les compagnies pétrolières de tenter de forer les gisements les plus inaccessibles, et donc les plus polluants.

Barack Obama a connu deux revers en matière de transition énergétique la semaine dernière. L’un était attendu, l’autre non. Le premier, c’est l’objection de la majorité républicaine du Congrès – qui parle déjà de « projet mort-né » – à la taxe sur le pétrole proposée par le président américain, jeudi 4 février. Objectif de cet impôt, qui pourrait rapporter 320 milliards de dollars (284 milliards d’euros) sur dix ans : financer et entretenir des infrastructures de transports (ponts, autoroutes, TGV) et investir dans la recherche pour développer des véhicules « intelligents et propres ».

Le second, c’est la décision de la Cour suprême, mardi 9 février, de suspendre le plan pour une énergie propre que le chef de l’Etat avait présenté en août dans la perspective de la COP21. Ce programme vise à réduire de 32 % d’ici à 2030 les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité, sur la base de celles enregistrées en 2005.

Dans les deux cas, l’opposition des conservateurs et, en coulisses, les manœuvres des puissantes industries pétrolière et charbonnière, risquent d’avoir raison de ces mesures. Elles sont pourtant essentielles à la lutte contre le réchauffement de la planète. Car deux mois après l’accord de Paris sur le climat, qui a vu l’ensemble de la communauté internationale s’engager à limiter la hausse de la température sous les 2 °C, tout est à faire pour que le texte ne reste pas lettre morte. « 2015 a été l’année des négociations et des décision...

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