L'option militaire nécessaire mais pas suffisante en Syrie-Merkel

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(Actualisé avec citations, contexte) BERLIN, 4 octobre (Reuters) - Les efforts militaires sont nécessaires en Syrie bien qu'ils ne parviendront pas, seuls, à mettre fin à la guerre dans ce pays, estime la chancelière allemande Angela Merkel dimanche dans un entretien à la radio Deutschlandfunk. Angela Merkel précise s'être entretenue avec Vladimir Poutine du conflit syrien en marge de la réunion à quatre vendredi à Paris consacrée à la situation dans l'est de l'Ukraine. "Concernant la Syrie, j'ai dit pour la première fois: nous avons besoin d'efforts militaires mais les efforts militaires ne fourniront pas la solution. Nous avons besoin d'un processus politique mais pour l'instant cela ne se passe pas vraiment bien", a-t-elle estimé. La Russie a entamé cette semaine une campagne de frappes aériennes qu'elle a l'intention d'intensifier, estimant que cela permet d'affaiblir les djihadistes de l'Etat islamique (EI). Les Occidentaux y voient eux un prétexte pour soutenir le président Bachar al Assad. La France a, elle aussi, commencé à mener des opérations aériennes contre les combattants de l'EI. La chancelière allemande a également estimé qu'il serait nécessaire d'impliquer le régime du président syrien Bachar al Assad aux négociations. "Cela ne signifie pas que nous ne voyons pas les terribles conséquences de ce que Assad a fait et qu'il continue de faire avec des barils d'explosifs contre la population", a-t-elle noté. "Mais pour parvenir à une solution politique, nous avons besoin à la fois des représentants de l'opposition syrienne ainsi que de ceux qui sont actuellement au pouvoir à Damas et d'autres pour obtenir de véritables succès"", a-t-elle poursuivi. La chancelière a espéré que ce processus puisse démarrer dès maintenant. Angela Merkel a également jugé que la Russie, les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et l'Iran pouvaient jouer un rôle important avec l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al Moualem a laissé entendre vendredi qu'il serait impossible de mettre fin à la crise seulement par des négociations politiques, affirmant qu'il était impensable de parvenir à résoudre par le dialogue ce qui n'a pas pu l'être sur le terrain. (Michelle Martin; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • aerosp le dimanche 4 oct 2015 à 15:05

    elle se voit déjà nobel

  • nanard83 le dimanche 4 oct 2015 à 12:21

    La chanson d'Angela est complètement différente de celle de Matamore 1erElle veut impliquer Bachar dans les discussions ( "impliquer le régime " ) tandis que Normal 1er ne veut pas en entendre parlerVoilà qui augure mal d'une voix cohérente de l'UE