L'opposition thaïlandaise croit au "grand soir"

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Des opposants au gouvernement tentent de forcer les barricades de police, le 30 novembre 2013.
Des opposants au gouvernement tentent de forcer les barricades de police, le 30 novembre 2013.

Sifflet aux couleurs du drapeau thaïlandais autour du cou, Intira Intrapitak harcèle depuis quatre jours les tympans des policiers casqués qui protègent leur quartier général, assiégé au coeur de Bangkok. À quelques mètres du camp retranché barbelé, la jeune manager en marketing en ligne répand sa haine du "clan Thaksin" - du prénom de l'ex-Premier ministre et frère de l'actuelle dirigeante - sur le macadam envahi par les dizaines de milliers de manifestants de la mégalopole du Sud-Est asiatique. "Trop, c'est trop ! Cette famille veut contrôler tout le pays et abattre la monarchie", explique la jeune femme. Sur son portable, elle suit minute par minute la bataille de Bangkok, qui se déploie sur plusieurs théâtres simultanés et a franchi un nouveau palier dimanche, en faisant de premières victimes.

Le grand soir

Intira incarne la nouvelle vague qui défie depuis une semaine dans la rue le pouvoir désigné par les urnes, enclenchant les plus graves troubles dans le pays depuis les violences de 2010, qui avaient fait 90 morts. Parmi les manifestants, cette nouvelle génération urbaine branchée en permanence sur les réseaux sociaux se mêle à la bourgeoisie de Bangkok sur talons hauts et aux faces burinées des paysans du "sud" monarchiste montés à la capitale pour en finir avec le "régime Thaksin". Un front hétéroclite uni dans le rejet du dernier avatar au pouvoir du clan honni : la Premier ministre Yingluck Shinawatra, dont ils...

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