L'opposition syrienne va désigner un nouveau négociateur à Genève

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 (Actualisé tout du long) 
    AMMAN, 30 mai (Reuters) - L'opposition syrienne se donne dix 
jours pour décider quel émissaire elle enverra aux négociations 
indirectes de Genève après la démission dimanche de son 
négociateur en chef, Mohamed Allouche, a indiqué un porte-parole 
Haut comité pour les négociations (HCN) à la chaîne de 
télévision Al Hadath, lundi. 
    Mohamed Allouche, également représentant du puissant groupe 
rebelle Djaïch al Islam au sein du HCN, a annoncé qu'il quittait 
ses fonctions au sein de la délégation de l'opposition présente 
aux pourparlers conduits par le représentant de l'Onu Staffan de 
Mistura, afin de protester contre l'enlisement des discussions 
de paix. 
    Le porte-parole du HCN, Salem al Mouslat, a précisé que la 
prochaine réunion du comité aurait pour but de réévaluer un 
certain nombre de problèmes et ne se contenterait pas seulement 
de désigner le prochain chef de délégation. 
    "Tout cela est le résultat de la frustration ressentie par 
les Syriens face aux faibles performances de la communauté 
internationale", a commenté Al Mouslat. "La prochaine réunion 
(du HCN) prendra des décisions sur de nombreuses questions." 
    Une source informée du contenu des réunions du HCN a précisé 
que des réunions du comité la semaine passée en Arabie saoudite 
ont porté sur le remplacement d'Allouche et celui d'Assad al 
Zoubi, chef de la délégation et ancien déserteur de l'armée qui 
n'appartient pas au comité, par des représentants plus aguerris 
à la diplomatie. 
    "L'idée était que le chef des négociateurs et le chef de la 
délégation devaient être des spécialistes, des gens avec une 
expérience diplomatique et du droit international", a précisé 
cette source. 
    L'opposition a suspendu en avril sa participation aux 
négociations indirectes en raison des offensives menées par 
l'armée syrienne, notamment à Alep, qui remettaient en cause le 
principe d'un cessez-le-feu. 
    Ces discussions indirectes n'ont permis ni de trouver une 
solution politique, ni d'alléger les souffrances des Syriens qui 
vivent dans les villes assiégées ni de procéder à la libération 
des prisonniers, a expliqué Mohamed Allouche. 
    Les négociations, a dit le chef rebelle dans une déclaration 
adressée à Reuters, sont une "perte de temps" dans la mesure où 
aucune des demandes de l'opposition n'a été acceptée. 
    Aucune date n'a été fixée pour la reprise des pourparlers. 
 
 (Lisa Barrington et Tom Perry à Beyrouth avec Omar Fahmy au 
Caire; Pierre Sérisier, Jean-Philippe Lefief et Danielle Rouquié 
pour le service français, édité par Tangi Salaün) 
 
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