L'opposition syrienne refuse des négociations indirectes

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    BEYROUTH, 22 janvier (Reuters) - Aucune négociation même 
indirecte ne pourra s'ouvrir avec Damas  sans l'arrêt des 
bombardements russes et le départ des forces gouvernementales 
qui assiègent des zones civiles, a averti vendredi un 
représentant de l'opposition syrienne.  
    Georges Sabra, numéro deux de la délégation mise sur pied 
par le conseil de l'opposition pour la conférence de Genève dont 
l'ouverture était prévue lundi, a ajouté qu'il allait rencontrer 
samedi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.  
    Le chef de la diplomatie américaine avait plaidé la veille 
pour le maintien de la conférence de Genève en suggérant que les 
discussions se déroulent de façon indirecte. Le gouvernement 
syrien, soutenu par la Russie, s'est dit prêt à y participer.  
    "Les modalités des discussions ne nous concernent pas, mais 
les conditions doivent être réunies pour qu'elles aient lieu", a 
déclaré Georges Sabra, dans un entretien téléphonique accordé à 
Reuters. Prié de dire si cela signifiait que l'opposition 
refusait des négociations indirectes, il a répondu par 
l'affirmative.  
    "Les obstacles à la tenue de la conférence n'ont pas encore 
été levés. Les bombardements russes de zones civiles doivent 
cesser et les sièges ou blocus doivent être levés", a-t-il 
ajouté.   
 
 (Tom Perry, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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