L'opposition syrienne redit son refus d'une transition avec Assad

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 (Précisions, déclarations) 
    RYAD, 18 décembre (Reuters) - Les groupes de l'opposition 
syrienne rassemblés dans une plate-forme commune réclament une 
transition politique sans Bachar al Assad, a réaffirmé vendredi 
leur coordinateur, Riad Hidjab. 
    "Nous irons à ces négociations sur ce principe, nous 
n'engagerons pas de discussions sur autre chose. Il n'y aura pas 
de concessions", a-t-il dit à la presse. 
    "Nous n'accepterons pas les pressions. Les buts de la 
révolution et des résolutions internationales, nous nous y 
accrochons, nous ne les abandonnerons pas. J'appelle cela une 
bataille en termes de processus de négociation et de processus 
politique. Cela va de pair avec ce qui se passe sur le terrain", 
a ajouté Riad Hidjab. 
    "Notre première option, c'est l'option pacifique. Mais si 
cela n'aboutit pas, il y a toujours l'autre option, qui se 
poursuivra jusqu'à ce que le régime illégitime soit renversé." 
    Riad Hidjab a été élu jeudi comme coordinateur par les 34 
membres du "secrétariat" formé la semaine dernière au terme 
d'une conférence réunissant des opposants syriens en Arabie 
saoudite pour désigner les délégués amenés à négocier avec des 
représentants du régime syrien. Mais sa composition reste 
contestée par Damas et ses alliés.   
    Une nouvelle réunion du Groupe de soutien international à la 
Syrie (ISSG) est prévue ce vendredi à New York, où les 
tractations se poursuivent parallèlement en vue d'un projet de 
résolution au Conseil de sécurité des Nations unies. 
    Les chefs de la diplomatie d'une douzaine de pays, dont la 
Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l'Arabie saoudite 
et l'Iran, doivent se réunir au Palace Hotel de New York dans le 
prolongement des conférences internationales qui ont défini, les 
30 octobre et 14 novembre derniers à Vienne, une feuille de 
route pour la paix en Syrie. (voir  ID:nL8N1470HV ) 
    Riad Hidjab a souligné que les résolutions du Conseil de 
sécurité et la feuille de route de la conférence de Genève, en 
2012, prévoyaient une transition sans Bachar al Assad ainsi 
qu'un conseil de gouvernement de transition doté des pleins 
pouvoirs exécutifs. 
    Les pays occidentaux, la Turquie et l'Arabie saoudite ont 
accepté bon gré, mal gré, qu'Assad puisse rester provisoirement 
en place durant la période de transition. 
    La Russie, pour sa part, a assoupli sa position et déclaré 
qu'elle n'avait pas d'objection à ce que le président syrien, 
dans le cadre d'un processus de paix, abandonne à terme ses 
fonctions. 
 
 (Nael Shyoukhi; Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre André et Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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