L'opposition syrienne ne croit pas aux négociations de Genève

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    BEYROUTH, 2 avril (Reuters) - Les discussions de Genève sur 
le conflit syrien ont peu de chances d'aboutir du fait des 
hésitations des médiateurs internationaux, estime Riad Hidjab, 
coordinateur du Haut comité des négociations mis sur pied par 
l'opposition.  
    Les Etats-Unis et la Russie, qui parrainent ces discussions 
entamées sous l'égide des Nations unies, sont en désaccord sur 
le sort du président Bachar al Assad, dont le départ est un 
préalable aux yeux de ses adversaires.  
    "Il n'y a pas de volonté internationale, en particulier de 
la part des Etats-Unis, et je n'attends rien des négociations", 
a déclaré Riad Hidjab, vendredi soir, à la chaîne de télévision 
Al Arabi Al Djadid. 
    Quelques heures plus tôt, Moscou avait invité Damas à faire 
preuve de souplesse, tout en rappelant que les Syriens étaient 
seuls à même de choisir leur dirigeant. 
    Le quotidien arabophone Al Hayat a par ailleurs annoncé 
jeudi que la Russie et les Etats-Unis avaient conclu un accord 
de principe prévoyant le départ d'Assad à l'étranger, ce que 
Moscou a nié avec force.   
    "Le rapprochement russo-américain ne nous effraie pas, mais 
nous craignons le secret, l'absence de clarté et de 
transparence. Nous ignorons ce qui a été décidé", a déploré Riad 
Hidjab.  
    Les discussions de Genève doivent reprendre le 9 avril, mais 
certaines parties pourraient ne pas y participer avant le 14, 
dans la mesure ou des élections législatives sont prévues le 13 
en Syrie, a annoncé la semaine dernière l'émissaire de l'Onu 
Staffan de Mistura, à la fin du dernier "round". 
 
 (Lisa Barrington avec  Ali Abdelatti au Caire, Jean-Philippe 
Lefief pour le service français) 
 
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