L'opposition syrienne exclut de s'associer à Damas contre l'EI

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BEYROUTH, 7 octobre (Reuters) - Le chef militaire d'un groupe de rebelles syriens a affirmé mercredi qu'il était illogique de laisser entendre que l'Armée syrienne libre (ASL) puisse coopérer avec les forces gouvernementales soutenant Bachar al Assad. Cette réaction fait suite à l'annonce par Vladimir Poutine que le président français François Hollande aurait suggéré d'associer les forces pro-Assad et l'ASL afin de combattre l'Etat islamique (EI). L'entourage du chef de l'Etat français a réagi en faisant savoir qu'une telle idée n'émanait pas de la France. ( ID:nL8N1272UB ) "Avant que nous combattions Daech aux côtés de l'armée syrienne, il faudra que celui qui a introduit Daech en Syrie, le régime syrien, soit tenu pour responsable", a déclaré Bachar al Zoubi, chef d'un groupe armé combattant sous la bannière de l'ASL. La France a répété à plusieurs reprises qu'une transition politique, impliquant un départ d'Assad, devait être opérée en Syrie avant que soit envisagée une éventuelle association entre les rebelles et les forces gouvernementales pour combattre l'EI. "Le président de la République a parlé de la nécessaire présence de l'opposition syrienne autour d'une éventuelle table de négociation. Le reste n'est pas une idée française", a indiqué l'entourage du président français en réponse à une demande de commentaire sur l'affirmation du président russe. La Russie estime que le gouvernement de Bachar al Assad doit être un élément central dans le combat international contre les djihadistes. Dans une intervention à la télévision russe avec son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, le président russe a déclaré : "le président français, M. Hollande, a exprimé une idée intéressante selon laquelle il pourrait être possible, à son avis, d'essayer d'unir les efforts des forces gouvernementales du président Assad et de la prétendue Armée syrienne libre". Vladimir Poutine a également annoncé que quatre navires de guerre russes en mer Caspienne avaient tiré 26 roquettes sur des positions de l'Etat islamique en Syrie. Le chef de l'Etat russe a reconnu qu'il était encore trop tôt pour évaluer les résultats de la campagne de bombardements aériens menée par l'armée de l'air russe en Syrie. Il a également demandé à son ministre de la Défense de poursuivre la coopération avec les Etats-Unis, la Turquie, l'Arabie saoudite, l'Iran et l'Irak dans cette crise. (Tom Perry avec Alexander Winning, Andrei Kuzmin, Maxim Rodionov et Denis Dyokin à Moscou, Jean-Baptiste Vey à Paris; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • charleco le mercredi 7 oct 2015 à 17:07

    Opposition syrienne = islamistes! islamistes soutenus par les USA, la France et Israël (plus des pays du Golfe).