L'opposition syrienne dénonce des "pressions" internationales

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    BEYROUTH, 8 janvier (Reuters) - Des rebelles et opposants 
syriens se sont plaints vendredi de subir des pressions 
internationales pour consentir à des concessions qui ne 
feraient, selon eux, que prolonger la guerre dans leur pays, 
alors que l'Onu espère organiser à partir du 25 janvier à Genève 
de nouvelles négociations de paix. 
    Riad Hidjab, coordinateur général de la Commission suprême 
pour les négociations créée à la suite d'une conférence de 
l'opposition syrienne en décembre à Ryad, et d'autres chefs de 
file de la rébellion ont rencontré cette semaine l'émissaire de 
l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura. 
    Cette Commission suprême subit des pressions "afin de faire 
des concessions qui prolongeront les souffrances de notre peuple 
et l'effusion de sang", écrivent plusieurs groupes rebelles dans 
un communiqué diffusé vendredi. 
    Dans ce communiqué, ces groupes d'opposition, dont certains 
sont représentés au sein de la Commission suprême, soulignent 
qu'ils refuseront toute concession "contraire aux principes de 
(notre) révolution" et dénoncent une "connivence internationale" 
contre cette révolution. 
    Lors de leur rencontre avec Staffan de Mistura, les 
opposants ont demandé en préalable aux négociations des gestes 
de bonne volonté de la part du gouvernement de Damas, notamment 
la fin des bombardements sur les zones civiles, la levée du 
blocus de secteurs tenus par les rebelles et la libération de 
prisonniers.   
    Le 18 décembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a 
adopté à l'unanimité une résolution qui soutient les efforts de 
paix internationaux sur la Syrie, prévoit un cessez-le-feu et la 
mise en place d'un gouvernement de transition.   
    Le communiqué de l'opposition déplore que le processus de 
paix ne dise rien de l'avenir du président Assad, dont ils 
refusent qu'il reste au pouvoir pendant la période de 
transition. 
    Staffan de Mistura est arrivé vendredi à Damas où il doit 
notamment rencontrer le ministre syrien des Affaires étrangères, 
Walid Moualem. 
 
 (Tom Perry, Guy Kerivel pour le service français, édité par 
Tangi Salaün) 
 
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