L'opposition syrienne boycottera Genève si une "tierce partie" y prend part

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    RYAD, 20 janvier (Reuters) - Le conseil de l'opposition 
syrienne formé à Ryad a déclaré mercredi qu'il ne participerait 
pas à la conférence de paix théoriquement prévue la semaine 
prochaine à Genève si une tierce partie s'y joint, allusion aux 
tentatives russes d'y intégrer d'autres groupes. 
    Son coordinateur, Riad Hijab, a accusé la Russie de chercher 
à entraver sa tenue. Il a également relevé lors d'une conférence 
de presse qu'il était impossible de négocier tant que des 
Syriens mouraient dans des villes assiégées ou bombardées 
    L'opposition a néanmoins dévoilé la composition de son 
équipe de négociateurs parmi lesquels se trouve un cadre 
dirigeant du Djaïch al Islam, un groupe islamiste armé qualifié 
de terroriste par Damas et Moscou et dont le chef, Zahran 
Allouch, a été tué fin décembre dans un raid aérien visant le QG 
de son organisation, à l'est de Damas. (voir  ID:nL8N14E0O5 ) 
    "La délégation de l'opposition est maintenant prête", a dit 
George Sabra, qui fait lui-même partie des négociateurs, à la 
chaîne de télévision Orient TV. 
    Asaad al Zoubi, autre figure de l'opposition syrienne, a été 
désigné à la tête de l'équipe chargée de mener les négociations 
pour les adversaires au régime de Bachar al Assad. 
    Les Nations unies ont indiqué lundi qu'elles ne lanceraient 
pas d'invitations aux pourparlers qui doivent débuter lundi 
prochain tant que les grandes puissances (les Etats-Unis, la 
Russie, les Européens et certains pays du Moyen-Orient comme 
l'Arabie saoudite et l'Iran) qui soutiennent le processus de 
paix ne se seront pas mises d'accord sur les participants. 
    Cette question devrait être examinée ce mercredi par le 
secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe 
Sergueï Lavrov. Ce dernier a estimé que les négociations 
auraient peut-être lieu comme prévu lundi. 
    George Sabra a indiqué que seul le conseil de l'opposition 
pouvait déterminer la composition de la délégation et que la 
Russie n'avait aucunement le droit de s'opposer à l'équipe 
proposée, ni de tenter de la modifier. 
    "Aucun pays, ni aucune partie n'a le droit de s'opposer au 
droit de l'opposition syrienne de proposer par qui elle souhaite 
être représentée et personne d'autre que le conseil n'a le droit 
de proposer des noms", a-t-il dit. 
 
 (Angus McDowall; Henri-Pierre André et Pierre Sérisier pour le 
service français) 
 
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  • charleco le mercredi 20 jan 2016 à 13:48

    Ce sont les islamistes qui dictent leur loi!!!! Il n'y a pas d'opposition, il n'y a que des groupes armés de barbus soutenus par les USA, l'Arabie, la Turquie, etc. et même Israël et la France! On comprend que Poutine ne soit pas d'accord.