L'opposition sud-africaine porte plainte contre Zuma

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    JOHANNESBURG, 15 novembre (Reuters) - L'Alliance 
démocratique (AD), principale composante de l'opposition 
sud-africaine, a porté plainte mardi pour corruption contre le 
président Jacob Zuma après la publication d'un rapport sur des 
soupçons de trafic d'influence au sein de son administration.  
    Sans se prononcer sur la culpabilité du chef de l'Etat, 
l'ex-médiatrice de la République Thuli Madonsela, qui a rédigé 
ce rapport intitulé "State of Capture" (Détournement d'Etat), 
parle d'une intervention "extraordinaire et sans précédent" de 
son administration dans un contentieux économique entre ses amis 
et son propre fils.      
    "L'AD va s'assurer que Jacob Zuma et tous ceux qui l'ont 
aidé et soutenu rendront des comptes pour les abus de pouvoir 
évidents qui les ont enrichis aux dépens des pauvres et des 
chômeurs", a déclaré Mmusi Maimane, chef de file du parti.  
    Le président, qui a échappé jeudi à une motion de censure, 
étudie le rapport et se réserve le droit de le contester en 
justice, ont annoncé ses services après sa publication, le 2 
novembre.  
    Thuli Madonsela, dont le mandat s'est achevé à la 
mi-octobre, y réclame l'ouverture dans un délai de 30 jours 
d'une enquête exhaustive. Elle soupçonne de riches hommes 
d'affaires d'origine indienne, de la famille Gupta, d'avoir 
profité de leur amitié avec Jacob Zuma pour influencer des 
nominations ministérielles. Le chef de l'Etat nie avoir permis 
aux Gupta d'exercer pareil rôle et la famille incriminée dément 
toute malversation. 
    Jacob Zuma, qui est âgé de 74 ans, avait déjà échappé à deux 
autres motions de censure cette année pour d'autres affaires. 
 
 (James Macharia, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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