L'opposition russe retrouve sa voix à Astrakhan

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Pour soutenir Oleg Cheïne, en grève de la faim depuis trente et un jours pour contester les fraudes électorales, ils étaient entre 3 000 et 5 000.

À Moscou

«Un pour tous! Tous pour un!» Devant le quartier général des vingt-deux grévistes de la faim, les manifestants se grisent de la devise des mousquetaires. Livide et fortement amaigri par ses trente et un jours de jeûne, l'opposant Oleg Cheïne est acclamé en héros. «Nous sommes à un tournant. Si aujourd'hui, ici, à Astrakhan, nous reconquérons nos droits électoraux, alors il n'y aura plus un seul endroit en Russie où le pouvoir pourra les bafouer impunément. Nous donnerons un second souffle à tous ceux qui luttent pour les droits civiques», lance-t-il.

Historien, engagé en politique depuis les années 1990, plusieurs fois élu à la Douma, Oleg Cheïne, 40 ans, ambitionne de ravir la mairie d'Astrakhan à «la bande criminelle organisée qui opprime les habitants, les exproprie illégalement et les rackette sans fin». Mais le 4 mars, c'est son rival, Mikhaïl Stolyarov, de Russie unie, qui l'a emporté avec 60 % des voix.

Ses soutiens, éc½urés par le

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