L'opposition réclame l'annulation du référendum au Congo

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(Actualisé avec citations, précisions) BRAZZAVILLE, 26 octobre (Reuters) - Le référendum de dimanche au Congo sur une modification de la Constitution devrait être annulé en raison de la trop faible participation, a estimé lundi un dirigeant de l'opposition. Les électeurs du Congo-Brazzaville étaient appelés à dire s'ils étaient d'accord ou non avec cette modification, qui vise notamment à permettre au président Denis Sassou Nguesso, 71 ans, de solliciter un troisième mandat consécutif lors d'un scrutin prévu l'an prochain. "Elle (la participation) discrédite totalement le référendum. Soit ils l'annulent, soit il imposera la dictature, et ça, les Congolais ne l'accepteront pas", a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale, opposition). "Il serait intelligent d'annuler le référendum", a-t-il dit à Reuters. Les opérations de dépouillement se poursuivaient lundi. Les résultats seront annoncés mercredi au plus tard, a déclaré un porte-parole du gouvernement à la presse. Denis Sassou Nguesso a dirigé le Congo de 1979 à 1992, année où il a été battu à la présidentielle. Il est revenu au pouvoir cinq ans plus tard, ses forces ayant battu le camp du président d'alors au cours d'une brève guerre civile. Il a ensuite remporté les élections présidentielles de 2002 et de 2009, toutes deux entachées d'accusations de fraude. La limitation du nombre de mandats et son âge, 71 ans, l'empêchent en vertu de la Constitution actuelle de solliciter un nouveau mandat - un candidat ne pouvant pas, en l'état actuel des choses, avoir plus de 70 ans. L'opposition a rassemblé des milliers de manifestants en septembre dernier pour protester contre ce projet de maintien au pouvoir. Un appel au boycott des opérations de vote et un matériel électoral insuffisant ont dissuadé de nombreux électeurs de se rendre aux urnes. Dans certains bureaux de vote, les seuls électeurs étaient des membres des forces de sécurité. Denis Sassou Nguesso est le dernier président en date à tenter de faire modifier la législation pour rester au pouvoir. Ces tentatives ont provoqué des violences. Au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir par un soulèvement populaire en octobre 2014 après 27 ans passés au pouvoir tandis qu'au Burundi, le président Pierre Nkurunziza a réussi à remporter un troisième mandant en juillet dernier malgré la colère de la population. Le Rwanda et la République démocratique que Congo (RDC), souhaitent également faire modifier leur constitution. Mercredi, le président français, François Hollande, a demandé de "respecter" les résultats du référendum tout en appelant à l'apaisement dans le pays en proie à des violences. ID:nL8N12L57J (Philon Bondenga; Nicolas Delame, Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français)

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