L'opposition pakistanaise marche sur le parlement

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ISLAMABAD, 19 août (Reuters) - Des dizaines de milliers de partisans de l'opposition pakistanais ont défilé mardi dans les rues de la capitale, Islamabad, forçant un des cordons de sécurité établis autour du siège du Parlement. Les manifestants, qui réclament la démission du Premier ministre Nawaz Sharif, sont rassemblés soit à l'appel d'Imran Khan, ancienne gloire nationale de cricket reconverti dans la politique, soit à l'appel de Tahir ul-Qadri, un dignitaire religieux à la tête d'un réseau d'écoles et d'organisations caritatives. Plusieurs milliers de policiers et membres des forces de sécurité qui avaient établi ce cordon de sécurité les ont laissé passer. La police a reçu pour instruction d'éviter la violence. Imran Khan accuse Nawaz Sharif d'avoir truqué les élections qui lui ont permis de revenir au pouvoir il y a quinze mois. Tahir ul-Qadri dénonce pour sa part la corruption présumée du chef du gouvernement. D'après la police, les deux mouvements distincts de contestation, qui ont débuté vendredi dernier, rassemblaient mardi quelque 55.000 personnes. Le gouvernement a autorisé ces rassemblements à condition qu'ils restent à l'écart de la "zone rouge" d'Islamabad, qui concentre la primature, le parlement et de nombreuses ambassades occidentales. Selon certains commentateurs, Khan et Qadri chercheraient à exploiter des divergences entre l'état-major de l'influente armée pakistanaise et le Premier ministre. (Katharine Houreld et Syed Raza Hassan; Jean-Philippe Lefief et Henri-Pierre André pour le service français)

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