L'opposition ougandaise ne croit pas à une élection équitable

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    KAMPALA, 16 février (Reuters) - Kizza Besigye, principal 
adversaire du président ougandais Yoweri Museveni qui briguera 
jeudi un nouveau mandat, ne croit pas à l'équité du scrutin et 
accuse le chef de l'Etat de manoeuvres d'intimidation, au 
lendemain de l'intervention des forces de l'ordre au cours d'un 
de ses meetings à Kampala.  
    "L'énorme enthousiasme" suscité par la perspective du 
changement "a semé la panique dans le camp de l'immobilisme", 
a-t-il estimé mardi.  
    "C'est pourquoi des agents de la police ougandaise et 
d'autres services de sécurité se sont déchaînés sur nos 
partisans et ont saboté notre campagne à Kampala. L'élection n'a 
aucune chance d'être libre et équitable", a-t-il poursuivi.  
    L'intervention des forces de l'ordre a fait un mort et 19 
blessés. Kizza Besigye, opposant historique battu à trois 
reprises par Museveni, a quant à lui été brièvement détenu. Un 
porte-parole du gouvernement a fait savoir le même jour que les 
rassemblements électoraux étaient interdits dans la capitale.  
    Le scrutin de jeudi devrait être l'un des plus délicats pour 
le chef de l'Etat sortant, âgé de 71 ans, qui exerce le pouvoir 
depuis 1986.       
 
 (Edith Honan et Elias Biryaberema; Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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