L'opposition guinéenne suspend les manifestations jusqu'à lundi

le
0

CONAKRY, 15 avril (Reuters) - L'opposition guinéenne a invité mardi ses partisans à suspendre jusqu'à la semaine prochaine les manifestations contre le calendrier électoral fixé par le pouvoir, après de violents affrontements avec les forces de l'ordre, au deuxième jour de la mobilisation. Une chute a coûté la vie à une personne au cours de ces heurts, selon un porte-parole du gouvernement. L'exécutif avait auparavant fait état de dix blessés, dont un par balles. Des coups de feu avaient déjà fait six blessés la veille. Conakry assure que les forces de l'ordre n'ont pas fait usage de leurs armes et a ordonné l'ouverture d'une enquête. La Commission électorale a annoncé en mars que l'élection présidentielle aurait lieu le 11 octobre, ce qui a suscité l'indignation de l'opposition, qui réclame la tenue au préalable d'élections locales en vertu d'un accord conclu en 2013. Ce scrutin local reporté de longue date pourrait permettre aux adversaires du président Alpha Condé d'accroître leur influence sur l'organisation de la présidentielle, disent certains observateurs. Pour Aboubacar Sylla, porte-parole de l'opposition, la suspension de la mobilisation va permettre aux habitants de Conakry de "respirer", mais de nouvelles manifestations sont prévues lundi à l'échelle nationale. Le gouvernement a lancé un appel au dialogue, mais Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition, réclame au préalable une révision du calendrier électoral. (Eric Faye, Guy Kerivel, Nicolas Delame et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant