L'opposition fixe un calendrier pour le départ d'Assad

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 (Actualisé avec déclarations, contexte, détails) 
    par William James 
    LONDRES, 7 septembre (Reuters) - Le Haut Comité des 
négociations (HCN), qui représente l'opposition dans les 
pourparlers indirects sur l'avenir de la Syrie, a exclu mercredi 
tout autre plan que celui d'une transition devant aboutir au 
départ du président Bachar al Assad. 
    Le HCN, soutenu par l'Arabie saoudite et par les 
Occidentaux, a présenté à Londres une nouvelle feuille de route 
afin de parvenir à un règlement politique du conflit alors que 
les discussions de paix sous médiation de l'Onu sont dans 
l'impasse. 
    Le calendrier proposé par l'opposition syrienne prévoit six 
mois de négociations destinées à mettre sur pied un gouvernement 
de transition constitué de personnalités de l'opposition, du 
gouvernement et de la société civile. 
    Ce gouvernement sera ensuite chargé d'administrer la Syrie 
pendant une période de 18 mois au terme de laquelle des 
élections seront organisées. 
    "Cette période de transition s'ouvrira avec le départ de 
Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont 
commis des crimes contre le peuple syrien", a dit Riad Hidjab, 
principal coordinateur du HCN. 
    "Si les Russes et les Américains s'accordent sur quelque 
chose de très différent de ce à quoi les Syriens aspirent, alors 
nous ne l'accepterons pas", a-t-il poursuivi. 
    "Le problème n'est pas de garder Assad pendant six mois ou 
un mois ou un jour durant cette période de transition. Les 
Russes et les Américains savent cela. Ils connaissent la 
position du peuple syrien, il a fait de grands sacrifices et ne 
renoncera pas à cette exigence", a-t-il rappelé. 
    Pour le ministre britannique des Affaires étrangères Boris 
Johnson, les propositions du HCN constituent une première 
ébauche crédible d'une Syrie pacifiée sans Assad. 
    Dans une tribune publiée mercredi par le Times, l'ancien 
maire de Londres estime que cette proposition a une chance de 
fonctionner. 
    "Si les Russes et les Américains parviennent à mettre en 
place une trêve, alors les négociations pourront démarrer à 
Genève avec cette différence que, peut-être, toutes les parties 
auront au moins à ce moment-là envisagé la construction d'une 
Syrie post-Assad", estime Boris Johnson. 
    Moscou et Washington, qui soutiennent des camps opposés dans 
le conflit engagé il y a cinq ans et demi, ne sont pour 
l'instant pas parvenus à s'entendre dans les négociations qu'ils 
mènent depuis plusieurs jours. Barack Obama et Vladimir Poutine 
se sont vus lundi pendant une heure et demie en marge du sommet 
du G20 en Chine. 
    Les tractations se poursuivent en coulisses et le ministre 
saoudien des Affaires étrangères Adel al Djoubeïr a déclaré 
mardi à Londres qu'un accord était possible dans les 24 heures. 
     
     
 
 (William James,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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  • delapor4 il y a 3 mois

    Heureusement ce n'est pas "l'opposition" qui est au pouvoir. Le peuple syrien ne veut pas de ces égorgeurs payés et entraînés depuis le début par l'Occident.