L'opposition égyptienne se retire du processus électoral

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L'ampleur des fraudes au premier tour a ouvert la voie à un Parlement dominé à plus de 90% par le parti au pouvoir. Les libéraux du Wafd et les Frères musulmans boycottent le second tour.

«Nous envoyons un message à ceux qui truquent les élections.» C'est ainsi que le parti libéral Wafd a qualifié ce mercredi son retrait des législatives après un premier tour marqué, selon les observateurs indépendants, par de nombreuses irrégularités, fraudes, intimidations et violences. Principal bloc d'opposition dans le Parlement sortant avec 88 élus, les Frères musulmans ont également annoncé leur boycott du second tour. Aucun des 130 candidats de la confrérie islamiste interdite, mais tolérée, n'a été élu et 26 étaient en ballottage.

En remportant plus de 40% des 508 sièges de l'Assemblée dès le premier tour, le Parti national démocratique (PND) de Hosni Moubarak a réalisé un raz-de-marée. Mais avant même le retrait de ses rivaux, il avait surtout pratiquement effacé toute forme d'opposition du paysage politique. Seuls cinq opposants ont été élus -ils ne devraient pas siéger- et ils devaient être à peine plus nombreux lors du second tour, dim

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