L'opposition critique la possible hausse de la CSG

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L'UMP CRITIQUE LE GOUVERNEMENT SUR LA METHODE ET LES HAUSSES D'IMPÔTS
L'UMP CRITIQUE LE GOUVERNEMENT SUR LA METHODE ET LES HAUSSES D'IMPÔTS

PARIS (Reuters) - L'opposition de droite et d'extrême droite française a critiqué mercredi la possible hausse de la CSG pour renflouer les finances publiques, soulignant que cet impôt touchait les classes défavorisées et moyennes.

A l'issue d'une "conférence sociale" qui a réuni autour de membres du gouvernement syndicats et patronat, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, n'a pas exclu mardi une hausse de cet impôt prélevé en pourcentage sur tous les revenus, salaires, pensions de retraite, produits mobiliers et immobiliers.

Une hausse de 1% de la contribution sociale généralisée peut rapporter onze milliards d'euros par an à l'Etat. La Cour des comptes estime qu'il faut trouver 33 milliards en 2013. La décision sur une éventuelle hausse de la CSG est renvoyée à l'année prochaine, après une concertation.

Selon Le Canard enchaîné, la décision est en préparation et le gouvernement envisagerait une hausse de 2% à 4% de la CSG, à déterminer en fonction de l'évolution de la situation économique.

Cette hausse d'impôt, si elle est confirmée, aurait un impact de l'ordre de plusieurs centaines d'euros par an sur des salaires modestes et moyens.

La droite dit préférer une hausse de la TVA, impôt à la consommation. Le nouvel exécutif de gauche a annulé un projet de la précédente majorité de faire passer le taux supérieur de TVA de 19,6% à 21,2%, qui devait être effectif à l'automne.

"IMPÔT INJUSTE"

L'ancien Premier ministre UMP François Fillon a estimé que le gouvernement n'avait pas de stratégie. "Il cherche surtout à gagner du temps", a-t-il dit Sur RTL.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a estimé, sur Europe 1, que la "concertation venait dissimuler l'absence de courage politique".

Il pense qu'une hausse de la TVA est préférable car elle permet de taxer les importations. Cette mesure devait pour l'ancienne majorité suppléer des contributions sociales des entreprises, afin de leur donner plus de compétitivité.

Marine Le Pen, ancienne candidate du Front national à l'élection présidentielle, a également critiqué l'option d'une hausse de la CSG, soulignant qu'au contraire de l'impôt sur le revenu elle n'était pas progressive. Le pourcentage prélevé n'augmente pas pour les plus hauts revenus.

"La CSG est un impôt particulièrement injuste : impôt non progressif, il frappe aveuglément les petits revenus comme les gros revenus, il touche indistinctement les catégories populaires, les classes moyennes et les petits retraités", écrit-elle dans un communiqué.

"C'est aussi l'assurance d'une nouvelle baisse substantielle du pouvoir d'achat pour ceux qui n'ont que leur salaire ou leur pension pour vivre", ajoute-t-elle.

CONCERTATION

La droite critique par ailleurs la méthode consistant à renvoyer à des groupes de réflexion et au résultat d'une "concertation avec les partenaires sociaux" les décisions sur ce point de la CSG et d'autres, salaire minimum, retraites, droit du travail, allégement éventuel des charges des entreprises pour améliorer leur compétitivité.

"Je pensais qu'après cinq ans, (...) il n'y avait pas besoin de mettre en place des commissions", a dit François Fillon. Il a notamment souligné que la commission sur l'évolution du smic annoncée mardi existait déjà mais venait d'être dissoute.

"Il n'y a pas besoin d'une commission pour réfléchir à la compétitivité française, c'est très simple, il faut baisser le coût du travail", a estimé François Fillon.

Jean-François Copé s'est demandé sur quoi les élus du peuple débattraient d'ici un an, après la fin de la concertation avec les "partenaires sociaux".

"Si on fait une concertation pendant un an, le Parlement, qui représente par définition la souveraineté nationale, ne sera donc pas en situation de débattre de tout cela. On va amener aux députés un projet tout ficelé (...) Je suis inquiet de cette méthode", a-t-il dit.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser

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  • docteur7 le mercredi 11 juil 2012 à 14:39

    la CSG frappe tous les revenus, la TVA frappe tous les consommateurs nationaux, reste à savoir sur qui on veut et peut frapper le plus !

  • baljo le mercredi 11 juil 2012 à 13:57

    Autre chose est de qualifier d'injuste la majoration de la CSG et de soutenir une augmentation de la TVA qui elle ne serait pas injuste. On reconnait bien là nos deux héros de l'ex-majorité que le ridicule ne tue pas.

  • baljo le mercredi 11 juil 2012 à 13:54

    Tout mettre sur le dos des 35H pour exonérer Sarko et Chirac de leur responsabilités est assez comique. Pourquoi la droite n'est pas revenu sur cette disposition du code du travail? Pourquoi le Medef n'a pas renégocier dans les branches ? tout simplement que les 35h avec les contreparties ont fait progresser la productivité et la flexibilité du temps d'usage des investissements productifs.

  • cedricdz le mercredi 11 juil 2012 à 13:53

    @28351485 : "le seul choix possible est entre une régression sociale sans précédent et l'europe et son euro" j'ai pas compris...

  • cacciat4 le mercredi 11 juil 2012 à 13:45

    PAULIN arrete de rever la ruine sarko nous là dejà ammener

  • M3435004 le mercredi 11 juil 2012 à 10:18

    La droite a géré la crise et l'héritage desastreux des 35 heures et de la retraite à 60 ans. La gauche le nie et nie les réformes indispensables qu'il fallait faire et qu'elle n'a jamais eu le courage de faire. Elle veut recommencer à nous endormir avec du bla bla. Mais nous faire payer le prix fort de ses choix idéologiques.

  • crcri87 le mercredi 11 juil 2012 à 09:41

    Et qui a mis en place les 35 heures catastrophiques : voir la situation des hôpitaux par exemple ?

  • M3101717 le mercredi 11 juil 2012 à 09:36

    Qui était aux commandes ces dix dernières années ? A qui doit-on cette situation catastophique avec une augmentation sans précédent de la dette ET des cadeaux aux plus riches ? Honte à eux, à l'occasion ;)

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