L'opposition anti-Kabila annule un rassemblement à Kinshasa

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    KINSHASA, 5 novembre (Reuters) - La police congolaise a fait 
usage de gaz lacrymogènes samedi à Kinshasa pour disperser des 
sympathisants de l'opposition qui s'étaient rassemblés en dépit 
de l'interdiction des manifestations pour réclamer le départ du 
président Joseph Kabila. 
    L'opposition redoute que le président de la République 
démocratique du Congo ne respecte pas la limitation des mandats 
prévue par la Constitution et tente de se maintenir au pouvoir 
alors que sa présidence s'achève théoriquement le mois prochain. 
    Des policiers en tenue anti-émeutes appuyés par des 
véhicules blindés ont patrouillé le périmètre où les 
manifestants devaient se rassembler et écouter leur chef de 
file, Etienne Tshisekedi. 
    Des gaz lacrymogènes ont également été tirés devant le 
domicile de l'opposition historique, dans le quartier voisin de 
Limete, pour disperser des petits groupes d'opposants. 
    Bienvenu Bambale, un des leaders de l'opposition, a annoncé 
que le rassemblement avait été annulé par mesure de précaution. 
    Les signaux de RFI et de Radio Okapi, une station financée 
par l'Onu, ont parallèlement été brouillés, comme c'est souvent 
le cas avant des manifestations prévues de l'opposition. 
    Joseph Kabila, qui est arrivé à la tête de la RDC après 
l'assassinat de son père Laurent en 2001, a remporté les 
élections controversées de 2006 et 2011. En vertu des 
dispositions de la Constitution, il doit quitter le pouvoir au 
terme de son mandat actuel, le 19 décembre. 
    Mais sa coalition et une petite partie de l'opposition se 
sont entendues le mois dernier pour différer l'élection 
présidentielle à avril 2018, un report validé il y a trois 
semaines par la Cour constitutionnelle.   
 
 (Aaron Ross; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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