L'opposition algérienne réinvestit la rue

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Le régime promet des réformes, mais dénonce les ingérences étrangères.

Ils ont sorti les matelas et les banderoles pour camper sous les fenêtres du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Les étudiants sont dans la rue pour demander l'abrogation d'un décret présidentiel qui dévalorise, selon eux, leurs diplômes. «Le système universitaire fonctionne mal, alors on nivelle par le bas», estime Farid, élève de septième année à l'École nationale supérieure d'hydraulique. Le futur ingénieur précise que ses revendications sont strictement «catégorielles». Il veut échapper à toute récupération politique. Farid et ses camarades ne participeront pas samedi à Alger à la deuxième marche de l'opposition. Pas plus que les jeunes chômeurs croisés dans le quartier populaire de Belcourt.

En dépit de l'agitation sociale et de la nervosité perceptible dans la capitale, la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) semble avoir du mal à cristalliser les mécontentements. Samedi dernier, au lendemain de

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