L'opposition algérienne peine à bâtir un front commun

le
0
Une importante manifestation, interdite par les autorités, se tient ce samedi à Alger. Des milliers de policiers sont mobilisés. L'initiative est lancée par une Coordination qui déjà se fissure.

Alger retient son souffle. Trente mille policiers ont été mobilisés pour empêcher la manifestation organisée ce samedi à 11 heures par la «Coordination pour le changement et la démocratie», et interdite par les autorités.

Dans les quartiers populaires, c'est l'expectative. Le quadrillage policier qui laisse craindre de nouvelles violences a dissuadé nombre d'Algérois de sauter le pas vers la contestation. Avant même de passer son baptême de feu, la Coordination, composée de partis, de syndicats et d'associations commence à se fissurer. Difficile, en effet, de concilier la fougue des jeunes militants décidés à «dégager» le régime et les «contestataires avec ordre de mission» infiltrés pour orienter la révolte et préserver des intérêts claniques. Hamid Ferhi, membre actif de la Coordination arrêté début janvier pour avoir appelé à un rassemblement pacifique, reste serein : «Entre les militants qui veulent la démocratie et le changement, et le

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant