L'opposant congolais Mokoko accusé d'atteinte à la sûreté de l'Etat

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    BRAZZAVILLE, 16 juin (Reuters) - L'opposant congolais 
Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef de l'armée et candidat à 
la présidentielle de mars dernier, a été inculpé d'atteinte à la 
sûreté de l'Etat et de possession d'armes illégale, a déclaré 
jeudi son porte-parole.  
    Jean-Marie Michel Mokoko, qui a 69 ans, est en détention 
depuis mardi, selon son porte-parole Michel Rodriguez Abiabouti. 
    Il a passé deux nuits à la DGST (Direction générale de 
surveillance du territoire) avant de comparaître jeudi matin au 
Palais de justice où il a été inculpé, a-t-il précisé. 
    Selon lui, les autorités réagissent ainsi au fait que Mokoko 
n'a pas reconnu la victoire du président Denis Sassou Nguesso à 
la présidentielle de mars dernier. 
    Le gouvernement congolais a accusé par le passé Jean-Marie 
Michel Mokoko, qui fut conseiller du chef de l'Etat pour les 
questions de sécurité, d'implication dans une tentative de coup 
d'Etat en 2007. 
    Les soutiens de l'opposant affirment que le président 
cherche à étouffer toute voix dissidente. 
    Jean-Marie Michel Mokoko est arrivé troisième lors de la 
présidentielle de mars dernier remportée par Sassou Nguesso, qui 
gouverne le pays depuis 37 ans, à l'exception d'une parenthèse 
de cinq ans. La plupart des partis d'opposition avaient boycotté 
le scrutin. 
 
 (Aaron Ross; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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