L'opération séduction de Pyongyang avec l'AFP

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Kim Jong-un tente de briser l'isolement international de la Corée du Nord en permettant à l'AFP d'ouvrir un bureau dans son pays.
Kim Jong-un tente de briser l'isolement international de la Corée du Nord en permettant à l'AFP d'ouvrir un bureau dans son pays.

Rien n'est encore officiel, mais le pacte est scellé. L'Agence France-Presse (AFP) a obtenu le feu vert du régime de Kim Jong-un pour ouvrir un bureau à Pyongyang, selon les informations du Point.fr. Après plusieurs mois de discussions en coulisse, culminant par un voyage sur place du directeur de l'information Philippe Massonnet en avril, l'AFP espère ouvrir d'ici à la fin de l'année un bureau permanent dans la capitale la plus isolée du monde. Un joli coup, puisqu'elle deviendra le second média occidental à profiter d'une antenne permanente en Corée du Nord, sur les traces de l'Associated Press. L'agence américaine a joué les pionnières en débarquant en 2012 à Pyongyang, brisant le monopole de la chinoise Xinhua et des Russes de RIA Novosti, qui bénéficiaient de la proximité politique de Pékin et de Moscou. Depuis, l'AFP est au coude-à-coude avec sa concurrente Reuters pour hisser son pavillon au royaume ermite, générateur d'un intérêt médiatique mondial croissant. Entre menace nucléaire et exécutions sommaires, l'impénétrable dictature des Kim suscite le mystère et la curiosité. Stratégie diplomatique En entrouvrant la porte aux médias occidentaux, le jeune Kim Jong-un démontre son sens de la communication et une assurance décomplexée, en décalage avec son père, grand maître du secret. Mais on aurait tort d'y voir les prémices d'une "ouverture" du système totalitaire. La main tendue de Pyongyang en direction des...

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