L'opération séduction d'Emmanuel Macron à Davos

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Le ministre de l'économie et des finances Emmanuel Macron au Forum économique de Davos (Suisse) le 22 janvier 2016.
Le ministre de l'économie et des finances Emmanuel Macron au Forum économique de Davos (Suisse) le 22 janvier 2016.

Le ministre de l’économie était surtout là pour marteler la nécessité d’« accélérer et amplifier » les réformes en France, lors de ses différents meetings avec des investisseurs, des patrons ou des journalistes.

Emmanuel qui ? Macron who ? Un sondage rapide dans les couloirs de Davos, en Suisse, où se presse le gratin de l’économie mondiale depuis mercredi 20 janvier, démontre que le ministre de l’économie reste encore loin de la notoriété d’une Christine Lagarde, la Française la plus en vue du Forum économique mondial. Mais jeudi et vendredi, Emmanuel Macron s’est employé à se propulser sur la scène internationale. Une sortie cruciale à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle.

A la façon d’un marathonien, le ministre de l’économie a multiplié les interviews avec des chaînes américaines, CNN International, CNBC et Bloomberg. Très à l’aise en anglais, avec la pointe d’accent français dont raffolent les Anglo-Saxons, capable d’alterner blagues et analyse de fond en abusant toutefois du « for sure », il était comme un poisson dans l’eau.

Si le ministre a également participé à un débat retransmis sur la BBC portant sur la crise des réfugiés en Europe, ce qui montre sa volonté de se positionner sur tous les sujets, il était surtout là pour marteler la nécessité d’« accélérer et amplifier » les réformes en France, lors de ses différents meetings avec des investisseurs, des patrons ou des journalistes. L’étoile montante était venue convaincre mais, en sens inverse, elle a pu mesurer à la fois le désespoir des milieux d’affaires internationaux vis-à-vis du retard pris par la France, et leur soutien à sa personne.

« Il s’est construit un début d’image sur la scène internationale...

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  • M3866838 il y a 11 mois

    Des réformes, des réformes... Oui, mais quelles réformes? S'il s'agit uniquement de précariser les salariés, je doute de la portée de ces réformes. L'opposé d'un Hollande qui voulait résoudre la crise avec plus d'impôts.

  • M9941825 il y a 11 mois

    Les valeurs de gauche : c'est toujours plus de dettes ------de chômeurs ------d'inégalités -------de division des Français

  • M9941825 il y a 11 mois

    Des paroles -------la France a besoin d'actes --------de beaux discours qui , une fois édulcoré , ne feront pas avancer

  • jyth01 il y a 11 mois

    Oui, mais le problème est qu'il s'est acoquiné avec des Sapin, Hollande Touraine Taubira et autres sinistres collectivistes donneurs de leçons...