L'Opep veut une coopération des pays non-Opep sur les surplus

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LONDRES, 6 octobre (Reuters) - L'Opep devrait coopérer avec des producteurs non membres de l'organisation pour s'attaquer au problème de l'offre excédentaire de pétrole sur le marché mondial, a déclaré mardi son secrétaire général Abdullah al-Badri. "Nous devrions tous travailler ensemble, Opep et non-Opep, pour en finir avec ce surplus d'offre", a-t-il dit lors d'une conférence sur le secteur pétrolier à Londres. "Il y a un problème auquel nous sommes tous confrontés : un excès d'offre de 200 millions de barils." A Nijni Novgorod, en Russie, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak a révélé mardi qu'il avait discuté de l'état du marché pétrolier avec son homologue saoudien Ali al Naïmi la semaine dernière. Les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur "la demande, la production et le pétrole de schiste" et se reverront fin octobre ou début novembre lors d'un conseil intergouvernemental en Arabie saoudite, a-t-il dit. Malgré la chute de moitié des prix depuis un an, des pays hors Opep, à commencer par la Russie, ont refusé de réduire leur production de brut. Abdullah al-Badri a indiqué à Londres que, comme l'an dernier, des consultations "techniques" auraient lieu entre Opep et pays non Opep en octobre. Le secrétaire général de l'Opep a cependant noté que les pays hors Opep avaient réduit leurs investissements dans l'aval d'environ 130 milliards de dollars (116 milliards d'euros) cette année par rapport à leur niveau de 650 milliards en 2014, ce qui devrait stabiliser, voire faire baisser, leur production en 2016. "On verra l'effet de cette baisse sur la production. Cela signifiera moins d'offre dans un proche avenir", a-t-il dit. La stabilisation de la production hors Opep et la hausse de la demande pour le brut de l'organisation laissent espérer une amélioration du marché, a-t-il déclaré par la suite à des journalistes. "Cette situation pourrait ne pas durer longtemps, pas plus de deux ans." Intervenant lors de la même conférence, le directeur général de Royal Dutch Shell RDSa.L , Ben van Beurden, a lui aussi dit prévoir un lent redressement du marché. ID:nL8N1261WF Les cours du pétrole se sont effondrés depuis un pic à 115 dollars le baril touché en juin 2014, le Brent LCOc1 étant tombé sous les 50 dollars. (Ron Bousso et Christopher Johnson, avec Olesia Astakhova à Nijni Novgorod, Véronique Tison et Bertrand Boucey pour le service français)


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