L'Opep tente de sauver l'accord sur la baisse de la production

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    VIENNE, 28 novembre (Reuters) - L'Opep tentait lundi de 
sauver l'accord portant sur une baisse sa production de pétrole 
dans un contexte de tensions croissantes entre membres du cartel 
ainsi qu'entre ce dernier et la Russie, qui n'en est pas membre. 
    Les experts de l'Organisation des pays exportateurs de 
pétrole (Opep), qui sont réunis à Vienne depuis 09h00 GMT, 
doivent en principe faire des recommandations sur la façon de 
parvenir à une réduction de la production lors de la réunion du 
30 novembre. 
    Les ministres du Pétrole algérien et vénézuélien seront 
lundi et mardi à Moscou pour tenter de convaincre la Russie de 
réduire également sa production, qui a atteint un niveau record 
en 2015. 
    En septembre, l'Opep, qui représente un tiers de la 
production mondiale de pétrole, était parvenue à un accord de 
principe pour ramener sa production dans une fourchette comprise 
entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (bpj), contre 33,64 
millions bpj actuellement. 
    L'annonce de cet accord de principe avait donné un coup de 
fouet aux cours du pétrole, permettant au Brent de repasser la 
barre des 50 dollars le mois dernier. 
    Mais après avoir nourri des interrogations, au vu de la 
faible ampleur de la baisse envisagée, au sujet de l'impact d'un 
tel accord sur un marché saturé, les investisseurs commencent 
maintenant à se demander s'il sera effectivement finalisé. 
    Vers 11h00 GMT, le Brent, qui avait plongé de 3,6% vendredi 
en raison de ces interrogations, est inchangé à 47,24 dollars. 
    L'Arabie saoudite a achevé de semer le doute en disant 
dimanche, par la voix de son ministre de l'Energie, que le 
marché pétrolier se rééquilibrerait de lui-même l'an prochain 
même sans intervention des pays producteurs et qu'ainsi 
maintenir la production à son niveau actuel pourrait se 
justifier.   
    La réunion du 30 novembre est programmée pour entériner 
l'accord de septembre, la Russie et quelques autres producteurs 
non membres de l'Opep comme l'Azerbaïdjan et le Kazakhstan étant 
censés y contribuer. 
    Mais l'Irak et l'Iran, respectivement deuxième et troisième 
producteurs de l'Opep, ont exprimé des réserves sur leur 
contribution à ces baisses et Ryad s'est dit sceptique sur la 
volonté de Moscou de baisser sa production.  
    Vendredi, l'Opep a annulé des discussions prévues avec des 
pays extérieurs à l'organisation, l'Arabie saoudite estimant que 
l'Opep devait d'abord se mettre d'abord sur une réduction. 
 . 
    Lors de son arrivée à Vienne, un délégué de l'Opep qui avait 
précédemment dit qu'un accord le 30 novembre était acquis a 
cette fois déclaré à ce sujet : "Je ne suis pas sûr". 
    Certains courtiers, dont Morgan Stanley et Macquarie, 
prévoient une violente correction des cours du brut si l'Opep ne 
parvient pas à finaliser un accord, les voyant revenir à 35 
dollars le baril.    
 
 (Rania El Gamal et Alex Lawler,  Catherine Mallebay-Vacqueur 
pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten) 
 
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