L'Opep s'efforce de réunir les soutiens pour geler la production

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 (Actualisé avec précisions, citations, contexte) 
    par Rania El Gamal et Ron Bousso 
    ISTANBUL, 12 octobre (Reuters) - Après des discussions avec 
la Russie et le Mexique à Istanbul, l'Opep a lancé mercredi des 
invitations à d'autres pays producteurs de pétrole, cherchant à 
l'évidence à élargir le cercle des soutiens à son projet de 
plafonnement de la production mondiale.  
    Des représentants de pays membres de l'Organisation des pays 
exportateurs de pétrole et de pays qui n'en font pas partie 
participeront les 28 et 29 octobre à Vienne à une nouvelle 
réunion censée débattre d'une "feuille de route" menant à un 
accord, a déclaré le ministre de l'Energie du Qatar, Mohammed al 
Sada, à l'issue des pourparlers qui ont eu lieu en marge du 
Congrès mondial de l'énergie à Istanbul. 
    On ignorait dans l'immédiat quels pays précisément 
participeraient à la réunion de Vienne. 
    Aucun chiffre précis de production n'a été débattu lors de 
la réunion de mercredi mais les modalités d'un projet d'accord 
devraient être évoquées lors de la réunion "technique" de Vienne 
à la fin du mois, a dit le ministre russe, Alexander Novak. 
    A Moscou, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré ne 
voir aucun obstacle à un accord global sur un gel de la 
production pétrolière.  
    Les pays de l'Opep sont parvenus fin septembre à Alger à un 
accord de principe sur une réduction modeste de la production du 
cartel, censée revenir entre 32,5 et 33,0 millions de barils par 
jour (bpj). En septembre, l'Opep a pompé en moyenne 33,39 
millions de bpj.   
    Mohammed Al Sada a déclaré que la réunion d'Istanbul avait 
permis "une compréhension positive de la situation et de ce que 
pourrait être le rôle de l'Opep comme de ce que pourrait être le 
rôle des non-Opep" afin de rééquilibrer le marché. 
    L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé mardi 
qu'un accord entre l'Opep et la Russie sur une baisse suffisante 
de la production pourrait accélérer le rééquilibrage de l'offre 
et de la demande, mais elle a reconnu que la durée de ce 
processus d'ajustement était difficile à estimer.   
    L'impact d'un accord éventuel entre producteurs risquerait 
d'être atténué par le fait que les stocks mondiaux se sont 
accumulés ces dernières années pour atteindre trois milliards de 
barils, ainsi que par la volonté affichée de la Libye et du 
Nigeria, tous deux membres de l'Opep, d'augmenter leur 
production, diminuée ces derniers temps par des conflits sur 
leur sol. 
    En outre, l'Iran, troisième producteur de l'Opep après 
l'Arabie saoudite et l'Irak, n'entend pas renoncer à son 
objectif de porter sa production à quatre millions de bpj, un 
niveau correspondant à celui d'avant 2012, année de l'entrée en 
vigueur des sanctions internationales liées à son programme 
nucléaire, levées partiellement depuis janvier. 
     
 
 (avec Parisa Hafezi; Marc Angrand pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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