L'Opep débattra d'une baisse chiffrée, Iran et Irak hésitent

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    * L'Algérie propose une baisse de 4% à 4,5% sauf pour la 
Libye et le Nigeria 
    * Irak et Iran discutent de leur quote-part 
 
 (Actualisé avec des précisions) 
    par Alex Lawler et Rania El Gamal 
    VIENNE/DUBAI, 22 novembre (Reuters) - Les ministres de 
l'Opep débattront la semaine prochaine d'une réduction de 4% à 
4,5% de la production de la plupart des pays membres de 
l'organisation, Libye et Nigeria exclus, mais le soutien de 
l'Irak et de l'Iran à cette proposition est loin d'être acquis. 
    Trois sources au sein de l'Organisation des pays 
exportateurs de pétrole (Opep) ont déclaré à Reuters que les 
experts réunis à Vienne avaient décidé mardi de recommander, en 
vue de la réunion ministérielle du 30 novembre, la proposition 
algérienne d'une diminution de 4% à 4,5% de la production. 
    Une telle limitation équivaudrait à une baisse de plus de 
1,2 million de barils par jour (bpj), selon les calculs de 
Reuters basés sur les chiffres du cartel d'octobre, et se situe 
dans le haut de la fourchette des prévisions du marché. 
    Mais ces sources ont ajouté que les représentants de l'Irak 
et de l'Iran, ainsi que ceux de l'Indonésie, avaient exprimé des 
réserves sur leur contribution à cet effort de limitation de 
l'offre. 
    Vers 16h40 GMT, le baril de Brent  LCOc1  perdait 0,55% à 
48,63 dollars. 
    En septembre, l'Opep s'était entendue sur une réduction pour 
parvenir à une production comprise entre 32,5 millions et 33 
millions de bpj, alors que les dernières estimations du cartel 
faisaient état d'une production de 33,8 millions de bpj. 
    L'Iran, dont la production a été pénalisée par les sanctions 
occidentales et qui veut désormais gagner des parts de marché, 
et l'Irak souhaitent bénéficier d'exemptions. 
    Le ministre des Affaires étrangères irakien a déclaré mardi 
à Budapest que l'Opep devrait permettre à l'Irak de continuer à 
augmenter sa production sans restriction. 
     
    ÂPRES DISCUSSIONS 
    L'Iran et l'Irak ont fixé certaines conditions pour 
souscrire à l'accord, ont dit des sources préférant rester 
anonymes, ajoutant que l'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe 
avaient laissé entendre qu'ils étaient prêts à réduire d'un 
million de bpj au plus leur propre production. 
    Les pays membres de l'Opep ont proposé à l'Iran de diminuer 
sa production de 4,5% à partir d'un plafond relevé à plus de 
3,92 millions bpi, ce qui l'amènerait à 3,79 millions de bpj. 
Cela représente 90.000 bpj de plus que sa production d'octobre, 
selon des estimations de sources secondaires de l'Opep.  
    L'organisation demande à l'Irak de réduire la sienne de 
200.000 bpj, le pays se demandant par ailleurs si cette 
réduction s'appliquerait aux estimations du cartel ou à ses 
propres chiffres, qui sont plus élevés. 
    "Environ 85% des baisses demandées par l'Opep touchent les 
pays du Golfe, mais l'Iran discute toujours", a déclaré une 
source. 
    La Russie, qui n'est pas membre de l'Opep, prône elle un gel 
plutôt qu'une baisse de la production, a indiqué un délégué de 
l'organisation. 
    "Cela rend plus difficile pour l'Opep de parvenir toute 
seule à rééquilibrer le marché et à faire remonter les prix", a 
dit la source.    
     
      
 
 (Marc Angrand et Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service 
français, édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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