L'Opep a d'autres idées en plus du gel de la production-Badri

le , mis à jour à 03:11
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    23 février (Reuters) - Les principaux producteurs de pétrole 
pourront étudier "d'autres mesures" pour endiguer la 
surproduction mondiale si l'accord conclu récemment pour réduire 
les volumes tient pendant plusieurs mois, a déclaré lundi le 
secrétaire général de l'Opep. 
    Abdallah al Badri a réaffirmé la volonté de l'Opep de 
travaille avec des pays producteurs non membres du cartel pour 
s'attaquer au problème de l'offre excédentaire de pétrole, 
situation qui a fait chuter les prix à leur plus bas niveau en 
dix ans.  
    L'accord conclu la semaine dernière entre l'Arabie Saoudite, 
la Russie, le Venezuela et le Qatar ne représente qu'un début, 
a-t-il dit à l'occasion de la conférence IHS Ceraweek à Houston, 
au Texas.   
    Le secrétaire général a reconnu qu'il ne s'attendait pas à 
une telle chute des prix, l'Opep ayant décidé fin 2014 de ne pas 
réduire sa production face à la hausse de l'offre mondiale, due 
principalement à la forte croissance du pétrole de schiste 
nord-américain. 
    "Le cycle est très mauvais", a dit Abdallah al Badri. 
"Gelons la production (...) et si c'est un succès, nous pourrons 
à l'avenir prendre d'autres mesures", a-t-il ajouté, précisant 
qu'un minimum de trois à quatre mois de gel devait d'abord être 
respecté. 
     
    PAS MORTS 
    Il a ajouté que des négociations avaient été entamées par 
l'Opep avec d'autres grands producteurs non membres comme le 
Brésil, la Chine, Oman et le Mexique, sur une limitation de la 
production. 
    Il a souligné que la prospection nord-américaine de pétrole 
de schiste serait sans doute très vite relancée dès la remontée 
des prix à 60 dollars le baril -- contre un niveau actuel de 
l'ordre de 30 dollars -- ce qui entamera les efforts de 
réduction de l'offre. 
    La production mondiale de pétrole a dépassé la demande 
d'environ deux millions de barils par jour l'année dernière. 
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) anticipe une baisse 
graduelle de la production due à de plus faibles investissements 
et un retour à l'équilibre du marché pour début 2017. 
    Abdallah al Badri s'est dit confiant quant au rôle que 
l'Opep a encore à jouer dans le marché mondial. 
    "Nous ne sommes pas morts. Nous sommes vivants, bien 
vivants, et pour encore des années", a-t-il dit à des 
journalistes. 
    Il a souligné la nécessité d'engager des discussion avec les 
producteurs qui ne font pas partie de l'organisation et dit 
qu'il était prêt à parler avec les responsables américains du 
déclin des prix. 
    La chute de plus de 70% opérée dans les 20 derniers mois 
n'est pas comparable aux précédentes crises, a-t-il expliqué. 
    "Je ne sais pas comment nous allons vivre cela ensemble", 
a-t-il dit en évoquant le secteur du pétrole de schiste, un 
temps en plein essor. "Si les prix remontent en 2017 ou 2018, le 
raffermissement des prix va être limité par le pétrole de 
schiste américain. Voilà ce qui est différent cette fois-ci." 
 
 (Marianna Parraga et Ron Bousso; Julie Carriat pour le service 
français, édité par Danielle Rouquié) 
 

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