L'Onu vote une résolution contre les djihadistes en Irak et Syrie

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par Michelle Nichols NATIONS UNIES, 15 août (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi à l'unanimité de ses 15 membres une résolution visant les activistes islamistes en Irak et en Syrie, avec des mesures contre six personnes et des menaces de sanctions contre ceux qui les financent ou leur fournissent des armes et des recrues. Le texte cible l'Etat islamique, qui contrôle de vaste pans de territoire en Irak et en Syrie, et le Front al Nosra, branche officielle d'Al Qaïda en Syrie. Ces deux mouvements figurent dans le programme de sanctions de l'Onu contre Al Qaïda. La résolution adoptée vendredi mentionne six personnes frappées par une interdiction internationale de déplacement et un gel de leurs avoirs. Il est aussi interdit de leur vendre des armes. Parmi ces six personnes figurent le porte-parole de l'Etat islamique, Abou Mohamed al Adnani, un Irakien considéré par les experts de l'Onu comme l'un des "émirs les plus influents" du groupe et un proche de son chef, Abou Bakr al Baghdadi. Sur cette liste a aussi été placé Saïd Arif, un ancien officier algérien qui a réussi en 2013 à échapper à son assignation à résidence en France avant de rejoindre le Front al Nosra en Syrie. L'Onu a aussi désigné le Saoudien Abdoul Mohsen Abdallah Ibrahim al Charekh, qualifié de "propagandiste terroriste de premier plan sur internet", chef du Front al Nosra dans le secteur de Lattaquié en Syrie. Hamid Hamad Hamid al Ali et Hajjaj bin Fahd al Adjmi, tous deux originaires du Koweït, sont sanctionnés car ils sont accusés d'avoir fourni un soutien financier au Front al Nosra, notamment via une collecte de fonds sur Twitter en ce qui concerne le second selon les experts de l'Onu, tandis que le Saoudien Abdelrahman Mouhamad Zafir al Dabidi al Djahani est visé en tant que chef des filières de combattants étrangers alimentant le Front al Nosra. Rédigée par la Grande-Bretagne, la résolution condamne les échanges directs et indirects avec l'Etat islamique et le Front al Nosra et menace de sanctions ceux qui violent ces dispositions. Des experts de l'Onu sont chargés de fournir un rapport dans un délai de 90 jours sur la menace représentée par l'EI et le Front al Nosra et leurs sources d'armement et de financement. Le texte est placé sous le chapitre VII de la charte de l'Onu, qui confère au Conseil de sécurité l'autorité pour faire appliquer ses décisions, y compris par la force. Il ne contient toutefois pas de mandat pour une utilisation de la force contre les djihadistes. (Bertrand Boucey pour le service français)

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