L'Onu très inquiète pour 40.000 Syriens fuyant les combats autour d'Alep

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    GENEVE, 20 avril (Reuters) - Les Nations unies ont fait part 
mercredi de leur vive préoccupation concernant le sort de plus 
de 40.000 Syriens qui ont fui les combats dans les environs de 
la grande ville du Nord syrien, Alep. 
    Ces combats ont gagné en intensité ces derniers jours, les 
forces gouvernementales passant à l'offensive malgré la trêve 
théoriquement en vigueur depuis le 27 février. 
    Plus de 40.000 personnes vivant dans des camps de déplacés 
ou des zones d'habitation ont été chassées par les combats de 
ces derniers jours, fuyant pour la plupart en direction de l'est 
vers la ville-frontière d'Aziz ainsi que vers les camps de Bab 
al Salam et de Sijjou, a indiqué le Bureau de la coordination 
des affaires humanitaires (OCHA, agence du secrétarait de 
l'Onu). 
    Les insurgés accusent le régime de Bachar al Assad de violer 
la trêve en lançant une nouvelle offensive pour s'emparer 
d'Alep. Ville la plus peuplée de Syrie avant la guerre, elle est 
scindée aujourd'hui en une partie sous le contrôle du régime et 
une autre aux mains des rebelles. 
    "Nous sommes extrêmement préoccupés par l'intensification 
des combats dans le nord de la Syrie et par leur impact sur les 
civils, ainsi que pour les livraisons d'aide humanitaire à la 
région, et nous continuons de suivre la situation de près", a 
déclaré Ariane Rummery, du HCR (Agence des Nations unies pour 
les réfugiés). 
    A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires 
étrangères a parlé de "fuite en avant du régime" syrien et de 
"son refus de toute solution politique". 
    "La France s'alarme de la multiplication des violations de 
la trêve et des attaques du régime contre les civils en Syrie", 
a-t-il déclaré. 
    "Le bombardement par le régime le 19 avril 2016 d'un marché 
de la ville de Maaret al-Nouman, qui a causé la mort d'une 
quarantaine de civils, illustre une nouvelle fois la dangereuse 
fuite en avant du régime et son refus de toute solution 
politique", a continué le porte-parole. 
    "La France souligne que cette attaque indiscriminée de 
civils est une violation manifeste du droit international 
humanitaire", indique le porte-parole.  
    Paris appelle le régime à cesser de telles attaques et à 
s'engager dans une transition politique conformément au 
communiqué de Genève et au calendrier fixé par la résolution 
2254 du conseil de sécurité des Nations unies, a dit également 
le porte-parole. 
 
 (Stéphanie Nebehay et John Irish; Eric Faye pour le service 
français) 
 
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