L'Onu suspend sa décision sur les livraisons d'armes à la Libye-sources

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NATIONS UNIES, 9 mars (Reuters) - Au moins sept membres du Conseil de sécurité des Nations unies, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ont mis en suspens leur réponse à une demande formulée par les autorités libyennes légitimes de pouvoir importer des armes pour lutter contre le groupe Etat islamique, ont annoncé lundi des diplomates. L'Espagne, la Lituanie, le Chili et la Nouvelle-Zélande se sont joints aux trois grandes puissances pour mettre de côté la demande déposée auprès du comité des sanctions qui supervise l'embargo sur les armes imposé à la Libye depuis le soulèvement contre Mouammar Kadhafi en 2011, ont précisé ces diplomates sous le sceau de l'anonymat. Le gouvernement du Premier ministre Abdallah al Thinni, seul reconnu par la communauté internationale, combat à la fois les miliciens qui se sont emparés de Tripoli l'été dernier et y ont constitué un gouvernement rival, et des groupes islamistes plus radicaux, dont certains ont prêté allégeance à l'EI présent en Syrie et en Irak. Les Nations unies mènent en ce moment une médiation entre les deux gouvernements rivaux pour tenter de parvenir à un accord de partage du pouvoir. Dans une lettre adressée au comité des sanctions, dont Reuters a pris connaissance, le gouvernement légitime demandait à pouvoir importer 150 chars, une vingtaine d'avions de chasse, sept hélicoptères d'attaque, des dizaines de milliers de fusils d'assaut et de lance-roquettes et des millions de munitions en provenance d'Ukraine, de Serbie et de République tchèque. Si les 15 membres du Conseil de sécurité ne parviennent pas à s'entendre pour examiner cette demande, celle-ci pourrait être définitivement enterrée, les comités des sanctions fonctionnant sur la base de l'unanimité. (Michelle Nichols; Tangi Salaün pour le service français)

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