L'Onu plaide pour un gouvernement d'union opérationnel à Gaza

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GAZA, 4 novembre (Reuters) - Aucun gouvernement palestinien efficace n'est opérationnel dans la bande de Gaza et si cet objectif n'est pas rapidement atteint, le territoire palestinien sera aspiré dans un nouveau conflit, a affirmé mardi Robert Turner, directeur des opérations de l'Agence de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). "Je ne vois pas de gouvernement de consensus national dirigeant efficacement Gaza", a-t-il dit en référence au gouvernement technique sur lequel l'Autorité palestinienne et les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza, se sont accordés en juin. "Si nous n'avons pas de stabilité politique, si un gouvernement palestinien national ne se met pas en place, si nous n'avons pas au moins un allègement du blocus (israélien de Gaza), alors, oui, il y aura une nouvelle guerre", a poursuivi Robert Turner. Le directeur des opérations de l'UNRWA a également relevé que l'étendue des dégâts provoqués par la guerre de juillet-août avec Israël était pire que les premières estimations post-conflit. La reconstruction, a-t-il précisé, prendra deux à trois ans. Les autorités israéliennes ont accepté de lever en partie leur blocus pour permettre que des matériaux de construction et d'autres biens puissent circuler plus facilement vers la bande de Gaza mais à condition que le gouvernement palestinien de réconciliation exerce un contrôle complet sur le territoire. Pour l'heure, le Hamas et l'Autorité palestinienne s'opposent sur plusieurs points, dont le paiement des salaires dus aux employés de l'administration mise en place par le Hamas depuis qu'il a pris le contrôle du territoire, en 2007. Le flux de marchandises s'est tari et les tensions se sont récemment accrues: à la suite d'un tir de roquette depuis Gaza, vendredi soir, Israël a ordonné une fermeture des frontières pour trois jours. On estime que 75 camions entrent chaque jour dans l'enclave quand des économistes jugent qu'il en faudrait 400 pour répondre aux besoins liés à la reconstruction. Robert Serry, coordinateur spécial de l'Onu au Moyen-Orient, a proposé un mécanisme censé accélérer l'importation de matériaux et de biens avec un suivi de leur destination au moyen d'émetteurs GPS et de caméras de surveillance vidéo dans les entrepôts où ils seront stockés afin d'éviter tout détournement. Israël redoute notamment que le béton serve à reconstruire les tunnels utilisés par les combattants du Hamas. A la mi-octobre, lors d'une conférence sur la reconstruction de Gaza qui s'est tenue au Caire, les donateurs internationaux se sont engagés à verser 5,4 milliards de dollars. (voir ID:nL6N0S70N8 (Nidal al-Mughrabi; Henri-Pierre André pour le service français)

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