L'Onu ouvre formellement les négociations de Genève sur la Syrie

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 (Actualisé avec réaction de l'opposition) 
    GENEVE, 1er février (Reuters) - L'Onu a annoncé l'ouverture 
officielle des négociations de Genève sur la Syrie lundi en 
exhortant les grandes puissances à entamer immédiatement des 
discussions sur les moyens de mettre en place des cessez-le-feu 
dans le pays. 
    L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, a précisé que ces "entretiens de proximité" avaient 
formellement débuté par sa rencontre avec une délégation de 
l'opposition, une annonce immédiatement jugée prématurée par 
cette dernière.  
    S'adressant à la presse, Staffan de Mistura a dit comprendre 
l'inquiétude des opposants face à la situation humanitaire en 
Syrie et a invité le gouvernement de Damas à libérer les femmes 
et les enfants qu'il détient afin de "montrer qu'il se passe 
quelque chose". 
    Réagissant à cette déclaration, Monzer Makhous, un membre du 
Haut Conseil pour les négociations (HCN) de l'opposition, a 
prévenu que les mesures de bonne volonté du gouvernement de 
Bachar al Assad devaient intervenir "dans les prochains jours", 
sans quoi sa délégation se désengagera des pourparlers. 
    "Le régime syrien doit montrer de manière directe, franche 
et sans ambiguïté qu'il est prêt à appliquer sans délai les 
articles 12 et 13 (de la résolution 2254 des Nations unies) et 
cela ne doit pas prendre plus de quelques jours", a déclaré 
Monzer Makhous à la chaîne Al Arabiya. 
    L'article 12 de la résolution adoptée à l'unanimité par le 
Conseil de sécurité le 18 décembre demande l'accès de l'aide 
humanitaire aux zones assiégées et l'article 13 exige l'arrêt du 
bombardement des populations civiles. 
    "Si ce n'est pas le cas, le HCN ne participera à aucune 
autre discussion. Nous avons dit clairement à l'émissaire de 
l'Onu qu'il ne doit pas interpréter à tort les échanges que nous 
avons avec lui comme le début d'un processus de négociation", 
a-t-il ajouté. 
    Staffan de Mistura a souligné que négocier une trêve ne 
faisait pas partie de ses attributions et il a dit avoir rappelé 
aux puissances internationales qu'elles s'étaient engagées à 
aborder ce sujet dès l'ouverture des pourparlers. 
    Ceux-ci doivent se dérouler de manière indirecte, avec les 
délégations de chaque camp réunies dans des pièces séparées.   
    Staffan de Mistura a indiqué qu'il rencontrerait à nouveau 
mardi l'opposition ainsi que la délégation gouvernementale.  
 
 (John Irish et Tom Miles, avec Lisa Barrington à Beyrouth; 
Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le service français) 
 
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