L'Onu incapable de confirmer le massacre de Mazraat al Qoubir

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L'Onu incapable de confirmer le massacre de Mazraat al Qoubir
L'Onu incapable de confirmer le massacre de Mazraat al Qoubir

NATIONS UNIES (Reuters) - Les observateurs de l'Onu qui se sont rendus vendredi dans le hameau de Mazraat al Qoubir en Syrie, présenté par l'opposition syrienne comme le théâtre d'un nouveau massacre, se sont dits incapables de confirmer l'information tout en signalant des traces de massacre et des signes de présence des forces syriennes dans certaines maisons.

Selon l'opposition, 78 personnes au moins auraient été massacrées mercredi dans ce hameau situé près de Hama.

"Mazraat al Qoubir était vide de ses habitants et, de ce fait, les observateurs n'ont pu parler à aucun des témoins de l'attaque de mercredi", lit-on dans le communiqué des observateurs.

Des traces de blindés sont visibles dans le voisinage et certaines maisons sont endommagées par des roquettes tirées de blindés, des grenades et des armes de divers calibres, précise le communiqué.

Seule l'armée syrienne possède des blindés et des armes lourdes.

"A l'intérieur de certaines maisons, du sang était visible sur les murs et sur le sol", poursuit le communiqué. "Des feux brûlaient toujours hors des maisons et il y avait une odeur forte de chair brûlée."

"Les circonstances de cette attaque ne sont toujours pas claires", relèvent les observateurs qui soulignent que ni les noms et ni le nombre des victimes ne peut être confirmé pour l'instant. "Les observateurs travaillent toujours à établir les faits."

Jeudi, les observateurs avaient tenté d'atteindre le petit village de 150 personnes mais avaient dû renoncer après avoir essuyé des tirs, à la fois des forces de sécurité et des habitants.

Quelque 300 observateurs de la Misnus (Mission de supervision des Nations unies en Syrie) se sont déployés en Syrie pour surveiller un cessez-le-feu déclaré le 12 avril entre les forces du président Bachar al Assad et les rebelles par l'émissaire de la communauté internationale Kofi Annan mais jamais mis en oeuvre.

Le 25 mai, 108 hommes, femmes et enfants avaient trouvé la mort dans la ville de Houla, près de Homs. Ce massacre a été attribué par les Nations unies aux forces gouvernementales syriennes et à des miliciens alliés du régime.

Louis Charbonneau;Danielle Rouquié pour le service français

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