L'Onu identifie 41 casques bleus accusés d'abus en Centrafrique

le
0
 (Précisions, contexte) 
    NATIONS UNIES, 5 décembre (Reuters) - Une enquête interne 
réalisée par les Nations unies a permis d'identifier 25 casques 
bleus burundais et 16 autres gabonais qui sont accusés d'avoir 
commis des abus sexuels en République centrafricaine en 2014 et 
2015, a annoncé lundi le porte-parole de l'Onu, Stéphane 
Dujarric. 
    "La responsabilité de mener des compléments d'enquête 
incombe au Burundi et au Gabon", a dit le porte-parole en 
ajoutant que l'Onu avait demandé à ces pays d'interroger les 
soldats incriminés, qui ont tous quitté la Centrafrique avant 
que les accusations ne soient rendues publiques. 
    La force de maintien de la paix en Centrafrique, la Minusca, 
est la cible d'accusations de violences sexuelles depuis son 
déploiement en avril 2014, dans un pays qui était alors en proie 
aux affrontements entre les rebelles de la Seleka, 
majoritairement musulmans, et les milices chrétiennes 
anti-balaka. 
    L'armée française, intervenue de son côté pour mettre fin 
aux violences, a également été la cible de telles accusations. 
    Les casques bleus burundais et gabonais ont été identifiés 
par 45 victimes présumées dans la préfecture de Kémo, au 
nord-est de la capitale Bangui, a précisé Stéphane Dujarric. 
    Dans 83 des 139 cas qui ont fait l'objet d'une enquête 
interne de l'Onu, les victimes n'ont en revanche pas pu 
identifier les soldats qu'elles accusaient d'abus ou 
d'exploitation, ou fournir de preuves concluantes. 
    Selon une note interne des Nations unies rédigée en août, 
que Reuters a pu consulter, nombre de ces accusations étaient 
étrangement similaires dans leur déroulé, très imprécises et 
semblaient motivées par l'appât du gain. 
    En ce qui concerne les casques bleus clairement identifiés, 
l'Onu s'en remet aux pays concernés pour les sanctionner, a dit 
Stéphane Dujarric, mais si leur culpabilité est avérée, ni eux 
ni, le cas échéant, leurs officiers ne pourront de nouveau 
participer à une mission de maintien de la paix.     
 
 (Michelle Nichols; Eric Faye et Tangi Salaün pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant