L'Onu espère que les discussions syriennes débuteront vendredi

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 (Précisions, déclarations de Mistura, opposition) 
    GENEVE, 25 janvier (Reuters) - Les discussions sur les 
participants invités aux négociations de Genève sur la Syrie 
sont toujours en cours mais Staffan de Mistura, émissaire 
spécial de l'Onu, a bon espoir que le processus de transition 
politique s'ouvre vendredi pour une durée de six mois. 
    Ce dialogue auquel doivent participer sous l'égide de l'Onu 
des représentants du gouvernement syrien et de l'opposition 
aurait dû s'ouvrir ce lundi en Suisse. 
    Des divergences sur la composition de la délégation des 
opposants et rebelles syriens de même que les conditions posées 
par ces derniers (arrêt des bombardements, levée des 
encerclements de villes) ont empêché de tenir ce calendrier. 
    Staffan de Mistura, qui s'exprimait à Genève, a dit qu'il 
pensait être en mesure d'envoyer les invitations formelles dès 
mardi. 
    Détaillant le déroulement du dialogue, qui pourrait durer 
six mois, le diplomate prévoit une première phase d'une durée de 
deux à trois semaines centrée principalement sur la question 
d'un cessez-le-feu, la lutte contre l'organisation Etat 
islamique (EI) et l'accroissement de l'aide humanitaire.  
    De Mistura s'attend à de nombreux incidents au fil des 
discussions, dites parfois de "Genève 3" en raison de deux 
précédentes conférences, mais l'important, a-t-il ajouté, est 
d'entretenir la dynamique. 
    "Je peux déjà vous le dire, et ne soyez pas surpris, il y 
aura beaucoup de gesticulations, beaucoup d'allers et retours en 
raison d'une bombe ou d'une attaque (sur le terrain) (...) Cela 
va probablement se produire et il ne faudra pas que cela nous 
déprime ou nous impressionne", a-t-il averti. 
     
    "DYNAMIQUE"  
    "L'important, c'est de rester sur notre dynamique." 
    L'opposition syrienne se réunira mardi pour discuter des 
négociations de paix mais elle attend toujours des gestes de 
bonne volonté de la part du gouvernement syrien avant le 
démarrage des discussions. 
    Salim al Mouslat, porte-parole du Haut Comité des 
négociations (HCN), organisation mise en place en décembre en 
Arabie saoudite, a accusé la Russie et le gouvernement du 
président Bachar al Assad, que Moscou soutient, d'entraver le 
lancement des discussions. 
    Il a déclaré à la chaîne de télévision saoudienne Arabiya al 
Hadath qu'il n'était "malheureusement pas possible" de s'asseoir 
à la table des négociations avant l'allégement des "souffrances" 
du peuple syrien. 
    De leur côté, le ministre russe des Affaire étrangères 
Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry ont eu un 
entretien téléphonique lundi matin et ont demandé à Staffan de 
Mistura d'annoncer une date pour les discussions "le plus 
rapidement possible". 
    Le processus de transition politique, fruit de l'offensive 
diplomatique menée par les puissances du Groupe de soutien 
international à la Syrie, a été validé par la résolution 2254 
adoptée à l'unanimité le 18 décembre par le Conseil de sécurité 
des Nations unies. 
    Il prévoit la mise en place dans les six mois d'un 
gouvernement de transition puis la tenue dans les dix-huit mois 
d'"élections libres et régulières (...) qui seraient conduites 
sous la supervision de l'Onu". 
 
 (Tom Miles, Stephanie Nebehay, Lisa Barrington et Tom Perry; 
Danielle Rouquié, Henri-Pierre André et Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
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