L'Onu dresse une liste de suspects d'atrocités commises au Burundi

le
0
    GENEVE, 20 septembre (Reuters) - Des enquêteurs indépendants 
des Nations unies ont déclaré mardi avoir établi une liste de 
suspects qui devraient être poursuivis en justice pour de 
possibles crimes contre l'humanité commis au Burundi. 
    Des violences sporadiques sont signalées dans ce pays 
d'Afrique centrale depuis avril 2015, lorsque le président 
sortant, Pierre Nkurunziza, a annoncé l'intention de briguer un 
troisième mandat. Cela a provoqué des manifestations et conduit 
à des heurts souvent meurtriers avec les forces de police. 
Pierre Nkurunziza a été réélu en juillet 2015. 
    Les enquêteurs ont conclu qu'il était impossible de 
déterminer l'étendue complète des crimes commis, mais disent 
dans le rapport de l'Enquête indépendant de l'Onu sur le Burundi 
(UNIIB) avoir recueilli des preuves de viols, de meurtres, de 
disparitions, d'arrestations de masse et de cas de torture. 
Selon eux, il y a eu vraisemblablement des milliers de victimes. 
    Les Nations unies ont documenté 564 exécutions au Burundi 
depuis avril 2015. Un ancien officier supérieur de l'armée a 
parlé aux enquêteurs de l'existence de listes de personnes à 
éliminer. 
    Des témoins ont désigné 12 membres éminents des forces de 
sécurité -- qui rendent comptent directement au gouvernement -- 
comme responsables de disparitions. Des personnes qui affirment 
avoir été torturées ont dit avoir été détenues dans des prisons 
secrètes, y compris dans les résidences du président et d'un 
ministre. 
    Les corps de personnes exécutées sommairement ont été 
évacués par-delà la rivière Ruzizi et inhumés en République 
démocratique du Congo (RDC), lit-on dans le rapport des 
enquêteurs. 
     
 
 (Tom Miles; Eric Faye pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant