L'Onu dénonce la déchéance de nationalité du chef chiite bahreïni

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    GENEVE, 21 juin (Reuters) - La décision prise par les 
autorités de Bahreïn de déchoir de sa nationalité le chef 
spirituel de la majorité chiite du petit royaume du Golfe n'est 
pas justifiée en droit international, ont commenté mardi les 
services du Haut Commissaire des Nations unies pour les droits 
de l'homme. 
    "Attendu que la procédure n'a pas été suivie, elle ne peut 
pas être justifiée", a dit la porte-parole Ravina Shamdasani. 
    La déchéance de nationalité de l'ayatollah Issa Qassim a été 
annoncée lundi par les autorités de Bahreïn, où la famille 
régnante des Khalifa est issue de la minorité sunnite. 
    Elle a été condamnée par les Etats-Unis, pourtant alliés de 
Manama, qui se sont dit "alarmés" par cette décision. 
    L'Iran chiite a estimé de son côté, par le biais du général 
Qassem Soleimani, commandant de la brigade Al Qods des gardiens 
de la Révolution, que les autorités de Bahreïn avaient franchi 
"une ligne rouge". 
    Selon le ministère bahreïni de l'Intérieur, l'ayatollah 
Qassim a été sanctionné pour avoir tenté de diviser la société, 
encouragé les jeunes à violer la Constitution et favorisé les 
divisions religieuses du pays. 
    En 2011, les autorités de Bahreïn, avec l'aide de l'Arabie 
saoudite, ont violemment réprimé une révolte de la majorité 
chiite qui demandait des réformes et une meilleure 
représentation dans les institutions. 
 
 (Tom Miles; Laura Martin et Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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