L'Onu demande la levée de l'interdiction du burkini

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    GENEVE, 30 août (Reuters) - Le Haut Commissariat de l'Onu 
aux droits de l'homme a appelé les municipalités françaises 
mardi à lever les arrêtés "antiburkini", les qualifiant de 
"réaction stupide" qui n'améliore pas la sécurité du pays mais 
alimente l'intolérance. 
    La plus haute juridiction administrative, le Conseil d'Etat, 
a suspendu vendredi un arrêté dit "antiburkini" au motif que 
celui-ci violait les libertés fondamentales. 
    Le Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, 
Zeid Ra'ad Al Hussein, a salué la décision du Conseil d'Etat 
contre l'arrêté de la mairie de Villeneuve-Loubet 
(Alpes-Maritimes), selon son porte-parole Rupert Colville. 
    "Nous appelons toutes les autorités locales ayant adopté des 
interdictions similaires et qui ne l'auraient pas encore fait à 
les annuler immédiatement, plutôt que de mettre à profit la 
portée géographique limitée de cette décision afin de maintenir 
leurs interdictions hautement discriminatoires jusqu'à la fin de 
la période des vacances", a indiqué Rupert Colville. 
    Celui-ci a ajouté que le Haut Commissariat comprenait la 
douleur et la colère qu'ont pu provoquer les attentats mais que 
l'interdiction était une "réaction stupide". 
    Les maires à l'origine de ces arrêtés invoquaient des 
risques de troubles à l'ordre public. Le Haut-Commissariat aux 
droits de l'homme de l'Onu considère au contraire que 
"l'interdiction du port de certains vêtements n'améliore en rien 
la situation sécuritaire". 
    "L'égalité de genres ne peut être obtenue en réglementant 
les vêtements que les femmes décident de porter", est-il 
également écrit sur son compte Twitter. 
     
 
 (Stéphanie Nebehay, Laura Martin pour le service français) 
 
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  • miez1804 il y a 3 mois

    Et aux pays qui appliquent encore la peine de mort, l'ONU dit quoi?!