L'Onu demande à l'Indonésie d'arrêter les exécutions

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 (Ajoute réaction de l'Onu) 
    DJAKARTA, 27 juillet (Reuters) - L'Indonésie devrait 
rétablir le moratoire sur la peine de mort et ne pas procéder 
aux quatorze exécutions prévues en fin de semaine, a déclaré 
mercredi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de 
l'homme, Zeid Ra'ad Al-Hussein. 
    Dans un communiqué, il a ajouté que l'Onu s'inquiétait d'un 
manque de transparence de l'Indonésie dans la procédure et d'un 
non-respect du principe de procès équitable.  
    Le procureur général d'Indonésie, H. Muhammad Prasetyo, a 
annoncé plus tôt dans la journée que quatorze condamnés à mort 
pour trafic de drogue, dont quatre ressortissants étrangers au 
moins, seraient exécutés ce week-end. 
    Le procureur a précisé devant la presse que les étrangers 
qui seront passés par les armes sont de nationalités nigériane, 
zimbabwéenne, pakistanaise et indienne. 
    Ces exécutions devraient avoir lieu dans la prison de haute 
sécurité de l'île de Nusa Kambangan, dans la province de Java 
central. 
    La semaine dernière, le procureur général avait annoncé 
qu'aucun Européen ne serait passé par les armes cette année mais 
n'avait évoqué que deux ressortissants étrangers, et non pas 
quatre au moins, sur la liste des condamnés.   
    Plusieurs Occidentaux, dont le Français Serge Atlaoui et la 
Britannique Lindsay Sandiford, ont été condamnés à mort pour 
trafic de drogue par la justice indonésienne.  
    Le Français, soudeur de formation, s'est rendu en 2005 en 
Indonésie pour un chantier. Il clame son innocence et dit avoir 
ignoré que l'usine où il travaillait cachait un laboratoire de 
fabrication d'ecstasy. Mais son dernier recours en grâce a été 
rejeté en juin 2015.   
 
 (Bureau de Djakarta avec Tom Miles à Genève; Henri-Pierre André 
et Laura Martin pour le service français) 
 
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