L'ONU craint un génocide en Centrafrique, toujours sous tension

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L'ONU craint un génocide en Centrafrique, toujours sous tension
L'ONU craint un génocide en Centrafrique, toujours sous tension

La tension ne chute pas à Bangui. Malgré la présence militaire française, les exactions rythment le quotidien de la capitale centrafricaine. Sept personnes, dont un jeune homme d'une quinzaine d'années, ont trouvé la mort dans la nuit de mercredi à jeudi dans un quartier situé au nord. Quatre d'entre elles ont été tuées à l'arme blanche et trois autres par balles.

Des habitants ont accusé les militaires français de l'opération Sangaris d'être à l'origine des décès par armes à feu, au cours d'un contrôle qui aurait mal tourné. Une information néanmoins démentie ce jeudi par l'armée. «Hier (mercredi, ndlr) en fin d'après-midi nous avons été pris à partie par des éléments armés non identifiés, a détaillé une source militaire française sur place. Nous avons riposté mais il n'y a aucune confirmation de bilan. Les trois morts n'ont rien à voir avec l'accrochage». 

La crainte d'un génocide «comme au Rwanda ou en Bosnie»

Le week-end dernier, plus 130 cadavres ont été retrouvés dans l'ensemble du pays. La violence entre Séléka et Anti-Balaka se répand toujours comme une traînée de poudre. Certains témoignages effarants évoquent même des scènes de cannibalisme dans la capitale. L'Organisation des Nations-Unies a fait part ce jeudi de son inquiétude. «Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie, les éléments sont là pour un génocide. Cela ne fait pas de doute», a estimé ce jeudi John Ging, chef des opérations humanitaires de l'ONU. Le général Francisco Soriano, commandant de l'opération Sangaris, a tenu ce matin à relativiser le danger, soulignant la «baisse réelle de la tension dans la capitale» depuis le 2 janvier.

VIDEO. Une tension extrême règne à Bangui

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