L'Onu affirme être dans les temps pour la Cop21 à Paris

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BONN, 4 septembre (Reuters) - L'Onu estime que les négociations en vue d'un traité sur la lutte contre le réchauffement climatique demeurent sur la bonne voie avant la conférence Cop21 qui aura lieu à Paris du 30 novembre au 11 décembre. L'avant-dernière réunion préparatoire qui s'est tenue à Bonn de lundi à vendredi n'a pourtant guère dissipé les frustrations dans un processus qui progresse à "un rythme d'escargot". La semaine passée dans l'ancienne capitale ouest-allemande a surtout permis de clarifier certaines options quant aux niveaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et à la réévaluation de l'aide aux pays en voie de développement. "Nous voulons tous voir naître ce bébé", a commenté Christiana Figueres, directrice du secrétariat de la convention-cadre l'Onu sur les changements climatiques. "Bien sûr, nous sommes tous impatients et bien sûr nous sommes tous frustrés", a-t-elle déclaré devant la presse, évoquant les efforts pour parvenir à un accord sur la réduction des émissions de GES. "Nous sommes sur la voie d'un accord à Paris", a-t-il ajouté. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, avait récemment déploré que les négociations progressaient à "un rythme d'escargot", une remarque qu'a réfutée le représentant algérien Ahmed Djoghlaf, coprésident de la réunion de Bonn. "Nous progressons. Nous serons dans les temps à Paris", a-t-il affirmé. Une dernière séance de préparation de cinq jours est prévue au mois d'octobre pour tenter de clarifier les positions et les engagements contenus dans un projet de texte de 83 pages, jugé encore trop ample pour l'instant. Les décisions les plus délicates à prendre n'ont toutefois pas été réglées pour l'instant comme celle de la suppression progressive des énergies fossiles d'ici 2050. Ce scénario a la faveur de nombreux pays en voie de développement alors que la majeure partie des pays de l'Opep ne veulent aucune date butoir. Les gouvernements ont demandé à Ahmed Djoghlaf et à son coprésident américain Daniel Reifsnyder de présenter un nouveau projet début octobre, détaillant des options claires. Le Commissaire européen au Climat, Miguel Arias Canete, a exprimé cette impatience, souhaitant qu'un compromis "commence à prendre forme". Martin Kaiser de Greenpeace a estimé pour sa part que les gouvernements n'avaient pas tenu leurs engagements à Bonn, jugeant que la suppression des énergies fossiles d'ici le milieu du siècle devait s'imposer comme un objectif. (Alister Doyle; Pierre Sérisier pour le service français)

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