L'Onu accuse le Sri Lanka d'expulsions illégales de réfugiés

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GENEVE/COLOMBO, 2 août (Reuters) - Le Sri Lanka doit cesser de renvoyer chez eux les demandeurs d'asile en provenance du Pakistan et d'Afghanistan, cette pratique étant interdite par le droit international, a déclaré samedi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Les arrestations de demandeurs d'asile et de réfugiés au Sri Lanka ont commencé le 9 juin, indique le HCR. Depuis, 214 Pakistanais et Afghans sont retenus dans deux centres. Ces deux dernier jours, le Sri Lanka a expulsé 18 personnes et dix nouvelles expulsions sont prévues pour dimanche, précise le communiqué du HCR qui rappelle que le droit international interdit les retours forcés des demandeurs d'asile et des réfugiés dans des pays "où leur vie ou leur liberté risque d'être menacée". Le refoulement est également contraire à la Convention des Nations unie contre la torture, précise le HCR. Selon le ministère sri-lankais des Affaires extérieures, le nombre de réfugiés ou de demandeurs d'asile a augmenté de 700% sur la période 2013-2014. Au 30 juin, il y avait 1.562 demandeurs d'asile au Sri Lanka et 308 réfugiés. Le ministère met cet afflux d'étrangers sur le compte des réseaux de trafic humain et du ralentissement du nombre de réfugiés s'installant dans d'autres pays depuis 2012. Cet afflux s'est traduit par des problèmes sanitaires et de sécurité, indique le ministère qui signale que dix cas de paludisme ont été détectés en avril chez les demandeurs d'asile. Le ministère estime aussi le HCR n'aide pas suffisamment le Sri Lanka à accueillir les réfugiés. Certaines demandes de réinstallation de réfugiés dans un autre pays sont pendantes depuis cinq ans, affirme le ministère. (Tom Miles à Genève et Shihar Aneez à Colombo; Danielle Rouquié pour le service français)

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